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La pandémie pousse plus de jeunes à demander de l'aide en santé mentale à Ottawa

Selon Jeunesse, J'écoute, la région d'Ottawa se classe 2e, derrière Victoria, pour les demandes d'aide en santé mentale chez les jeunes depuis le début de la pandémie.

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Jeunesse, J'écoute affirme que les appels et les messages textes des jeunes d'Ottawa ont plus que doublé depuis la fermeture des écoles pour les vacances de Noël, une augmentation de 110 %.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Les cliniques et autres ressources qui aident les jeunes d'Ottawa à faire face à des problèmes de santé mentale disent avoir remarqué une forte augmentation de la demande pour leurs services depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Jeunesse, J'écoute affirme que les appels et les messages textes des jeunes d'Ottawa ont plus que doublé depuis la fermeture des écoles pour les vacances de Noël, ce qui représente une augmentation de 110 % par rapport à la même période l'an dernier.

Selon la ligne de crise, cette augmentation de volume place la capitale derrière seulement Victoria parmi les villes canadiennes.

Alisa Simon, responsable jeunesse de l'organisation caritative et vice-présidente principale pour l'innovation dans les services, blâme les changements rapides provoqués par la pandémie de COVID-19.

L'un des grands défis pour nous tous, mais particulièrement pour les jeunes, est de faire face à l'isolement et potentiellement de faire face à l'éloignement de ceux qui sont leur réseau de soutien régulier, a déclaré Mme Simon.

Jeunesse, J'écoute a reçu 4,2 millions d'appels et de messages en 2020, comparativement à 1,8 million l'année précédente.

Ils arrivent en crise

Le Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO), signale une augmentation de 20 à 30 % des cas référés en santé mentale depuis le début de la pandémie. Certains impliquent des tentatives de suicide et de l'automutilation, selon l'infirmière en santé mentale Sarah Hendry.

Gros plan sur l'affiche de l'édifice.

Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO).

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Ils arrivent en situation de crise, a déclaré Mme Hendry. Ils sont dans leur état le plus vulnérable.

Le manque de routine à laquelle les enfants sont habitués, le manque d'accès à leurs amis, en personne, ce sont tous des facteurs que nous entendons tout le temps lorsque les enfants sollicitent des services, a déclaré Joanne Lowe, vice- président de la santé mentale et des dépendances au CHEO.

Mme Lowe a déclaré qu'en raison de la pandémie, certaines familles hésitent à demander l'aide dont elles ont besoin.

Les cliniques de troubles de l'alimentation constatent également une augmentation

L'unité des troubles de l'alimentation du CHEO a enregistré une augmentation de 63 % du nombre de patients hospitalisés, a déclaré Mme Lowe. Elle soutient que l'hôpital avait reçu un financement pour augmenter la dotation en personnel de ce département.

Le CHEO est actuellement à la recherche de huit autres infirmières en santé mentale, soit le quart de son personnel de base, pour répondre à la demande.

Nick Heisler, président bénévole du Centre de soutien pour les troubles de l'alimentation Hopewell d'Ottawa, a déclaré que la demande pour ses services avait également explosé depuis mars. Cela inclut les parents qui sont préoccupés par les changements dans les habitudes alimentaires de leur enfant et qui posent des questions.

Le centre de soutien propose normalement huit sessions de groupe par an, avec un peu moins de 100 places. Pendant la pandémie, cela est passé à 12 groupes de soutien virtuels et à un programme d'art-thérapie avec un total de 160 places.

M. Heisler a déclaré que son organisation avait besoin de plus de bénévoles, en particulier de personnes ayant une expérience vécue de la maladie, pour répondre aux demandes de la communauté.

Avec les informations de Matthew Kupfer

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