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Une manifestation pour les agriculteurs indiens à Surrey interdite par la GRC

Un garçon sortant la tête d'une voiture décorée de drapeaux et d'un pancarte où l'on peut lire que les fermiers comptent.

Début décembre, un convoi de plus de 500 voitures a conduit de Surrey jusqu'au centre-ville de Vancouver, klaxonnant et agitant des drapeaux en solidarité avec les agriculteurs indiens (archives).

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a interdit un rassemblement en voiture en soutien aux fermiers indiens avant même qu’il ne commence samedi à Surrey, en Colombie-Britannique. Des organisateurs affirment que l’événement devait respecter les consignes sanitaires en place et dénoncent une interdiction arbitraire de la part du corps policier.

La manifestation d'aujourd'hui était organisée avec un plan de sécurité COVID qui répondait à toutes les conditions de l’ordonnance sanitaire provinciale, peut-on lire dans une déclaration du groupe Our Avaaz.

La GRC a pourtant interdit le rassemblement et donné une amende de 2300 $ à l’une des personnes impliquées pour avoir organisé un événement non conforme aux directives de la santé publique.

Depuis la fin novembre, des agriculteurs manifestent dans la capitale indienne et dans les États du Pendjab et de l'Haryana, dans le nord du pays, affirmant que la mise en œuvre de nouvelles lois va déréglementer les prix des cultures et dévaster leurs revenus.

Depuis, des manifestations en voiture ont été organisées un peu partout au pays en solidarité avec ces fermiers, y compris à Vancouver, Ottawa, Winnipeg, Calgary, Charlottetown et Yellowknife.

L’avocate de l’Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique Meghan McDermott est citée dans la déclaration d’Our Avaaz comme affirmant que l’interdiction de cette manifestation organisée par une communauté racisée est un affront au droit constitutionnel de manifester.

La GRC soutient de son côté avoir reçu des informations soulevant des craintes concernant le nombre de personnes qui devaient se présenter au rassemblement, ainsi que la présence d’animateurs et de camions de nourriture. Ces facteurs auraient encouragé les gens à sortir de leurs véhicules et ainsi contrevenir aux règles en place, selon le corps policier.

À ce stade, nous devions trouver un équilibre entre le droit des individus de manifester et la sécurité publique, explique la porte-parole de la GRC de Surrey, Joanie Sidhu. Le risque était trop grand, nous devions intervenir.

Elle encourage les organisateurs de futurs rassemblements à contacter la GRC au préalable afin que nous puissions nous assurer que les personnes présentes seront en sécurité.

Avec des informations d’Anaïs Elboujdaïni

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