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Près de 24 heures pour maîtriser un feu dans la fosse Canadian Malartic

Des tapis de sautage fabriqués à partir de pneus recyclés ont pris feu, ce qui explique l’épaisse fumée noire que les habitants de Malartic ont pu apercevoir.

Des tapis de sautage fabriqués à partir de pneus recyclés ont pris feu, ce qui explique l’épaisse fumée noire que les habitants de Malartic ont pu apercevoir.

Photo : Courtoisie

La mine Canadian Malartic a été le théâtre d’une fin de semaine mouvementée.

Des matelas de sautage ont pris feu samedi matin, sans faire aucun blessé et sans qu’aucun équipement ne soit endommagé. L’incendie a finalement été maîtrisé dimanche matin, près de 24 heures plus tard.

C’est à la suite d’un sautage qu’une cinquantaine de matelas de sautage ont pris feu vers midi, samedi. Ceux-ci étant composés de pneus recyclés, un immense panache de fumée noire a suivi le déclenchement de l’incendie, visible tout autour de Malartic.

Les équipes du service incendie de Malartic et de la mine ont travaillé de concert afin de maîtriser le brasier qui se trouvait à environ 250 mètres de profondeur.

À force de recouvrir l’incendie de mousse et de roches, les pompiers sont parvenus à étouffer les flammes et à couper l’oxygène et le brasier a finalement été déclaré maîtrisé vers 10 h 30, dimanche matin.

C’était plus spectaculaire que problématique.

Martin Ferron, le maire de Malartic
Martin Ferron, mains croisées, assis près d'une table

Martin Ferron, maire de Malartic

Photo : Radio-Canada / Frank Desoer

Le maire de Malartic, Martin Ferron ne souhaite pas minimiser l’incident, mais rappelle que ses citoyens n’ont jamais été menacés par l’incendie ou la fumée générée.

Les vents n’étaient pas vers la ville et même quand ça s’en allait dans l’atmosphère, les données que nous avions nous disaient que ça se dissipait très rapidement. Ce n’était pas un feu extrêmement grand, précise-t-il.

Quelques Malarticois rencontrés dimanche matin ont aussi confirmé que la sécurité des citoyens n’avait jamais été mise à mal, comme l’explique Pierre Cécire, qui demeure à proximité de la fosse.

C’est sûr que si le vent avait été sud, on aurait peut-être eu quelques inconvénients, mais je pense que du point de vue de la sécurité, il n’y avait pas de danger pour la population, lance-t-il.

La directrice régionale du centre de contrôle environnemental de l’Abitibi-Témiscamingue, Hélène Iracà, s’est voulue rassurante, autant pour la contention des eaux d’extinction que pour la pollution atmosphérique.

Il y avait des équipes de la mine qui ont mis en place des stations pour analyser la qualité de l’air à l’extérieur du site dans le sens des vents et ils n’ont détecté aucun contaminant, fait-elle savoir, ajoutant que des sanctions monétaires pourraient être envisagées, dépendant des conclusions de l’enquête.

Aucun quart de travail n’a été annulé, a indiqué la mine Canadian Malartic par voie de communiqué.

Une enquête sera menée afin d’établir la cause de l’incendie dès que la situation sera rétablie, peut-on lire dans le communiqué.

La direction de la mine a refusé de prendre la parole au cours du week-end.

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