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Pandémie et santé mentale : répondre aux besoins maintenant et après la crise

Le ministre Lionel Carmant, debout et derrière des micros, durant un point de presse.

Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, annonçait en octobre une enveloppe récurrente de 25 millions de dollars supplémentaires pour améliorer les services en santé mentale pour les jeunes.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Améliorer les services maintenant et préparer le système pour l’après-pandémie. C’est ce que souhaite le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, dans le cadre des consultations sur les effets de la pandémie de COVID-19 sur la santé mentale de la population, les 19 et 20 janvier.

Ça fait 24 ans que je me bats pour ajouter des services en santé mentale. Là, je suis dans une position privilégiée pour favoriser l'accès. C'est vraiment ça la problématique, c'est avoir accès aux services, a indiqué le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, en entrevue à l’émission Les coulisses du pouvoir.

La pandémie a fait bondir la demande pour de l’aide en santé mentale, en plus d'exacerber la pression sur un système qui peinait déjà à répondre aux besoins. Le gouvernement Legault a investi 31 millions de dollars dès le début de la crise pour ajouter des ressources supplémentaires. Encore cent millions ont été mis sur la table en novembre pour améliorer les services.

Lionel Carmant admet que la santé mentale a longtemps été le parent pauvre du système de santé.

C’est une consultation sur trois qui est faite pour un problème de santé mentale et par rapport à la santé physique, on a un septième du budget. Donc il faut vraiment rehausser les choses.

Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux

Mais le ministre mise surtout sur une approche multidisciplinaire pour améliorer l’accès aux services. Cela fera partie des pistes de solution qu’il compte explorer lors des consultations en ligne.

Ce qu’on demande, c'est d’utiliser tous les gens qui travaillent dans les services en santé mentale pour nous permettre d'avoir [un meilleur] accès, explique Lionel Carmant. Les organismes communautaires, la première ligne, les médecins de famille, les ergothérapeutes, les travailleurs sociaux : on veut mettre tout le monde au travail pour gérer cet accès aux services en santé mentale.

Préparer l’après-pandémie

Le ministre avertit également que l'arrivée du vaccin et la campagne d'inoculation, qui doit être terminée en septembre, ne garantissent pas que les besoins vont diminuer.

Il faut vraiment voir les choses dans un processus à long terme explique Lionel Carmant. Quand les derniers vaccins vont être injectés, c'est là qu'on va voir les gens [...] qui vont avoir des complications au niveau de la santé mentale qui peuvent perdurer encore un an ou deux après la fin de la pandémie.

Selon la fondation Douglas, un Canadien sur cinq sera personnellement touché par la maladie mentale au cours de sa vie, mais près de la moitié des gens qui pensent avoir été atteints de dépression ou d’anxiété n’ont jamais consulté.

Encore aujourd’hui, les tabous ont la vie dure. L’isolement, que la crise sanitaire impose à plusieurs personnes, ne fait rien pour aider. Le ministre espère que ses consultations cette semaine permettront de changer un peu les choses. C'est pour vraiment sensibiliser les gens à l'importance d'aller chercher de l'aide le plus rapidement possible avant qu'un petit bobo en devienne un majeur.

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