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États-Unis : les manifestations sont maîtrisées, mais la tension persiste

Des soldats marchent dans une rue.

Pas moins de 25 000 soldats de la Garde nationale surveilleront la capitale alors que les préparatifs sont en cours pour l'investiture de Joe Biden en tant que 46e président des États-Unis.

Photo : Getty Images / Michael M. Santiago

Radio-Canada

Les manifestations tant appréhendées aux États-Unis sont moins nombreuses et moins grosses que prévu à moins de 72 heures de l'investiture du président élu Joe Biden. Mais des mesures de sécurité importantes sont tout de même mises en place dans les capitales de différents États.

Environ deux douzaines de personnes, dont plusieurs étaient munies d'armes à feu, ont manifesté devant le Capitole de l’État d’Ohio, à Columbus, entourées de plusieurs membres de la Garde nationale placée autour dudit bâtiment.

Plusieurs autres dizaines de personnes, certaines portant des drapeaux américains, se sont rassemblées devant le siège de la législature de la Caroline du Sud, tandis que certaines autres se tenaient à proximité d'une clôture grillagée entourant le Capitole du Michigan – toujours armées et observées par plusieurs dizaines de soldats.

Quelques manifestants dont on ne voit pas la tête, mais les armes à feu bien visibles.

Des manifestants à Columbus, en Ohio, ne sont pas nombreux, mais sont lourdement armés.

Photo : Reuters / MEGAN JELINGER

D'importantes mesures de sécurité ont été mises en place au Capitole à Washington, où aura lieu la cérémonie d'investiture de Joe Biden. Parmi elles, 25 000 soldats de la Garde nationale qui devraient arriver dans la capitale dans les prochains jours.

Le FBI a également fait des mises en garde contre des manifestations armées à Washington et dans les 50 capitales d’État, annoncées dans des messages publiés sur les réseaux sociaux.

Les autorités de certains États ont néanmoins déclaré qu'elles n'avaient reçu aucune indication précise que des manifestations – de nature violente – auraient lieu.

Selon Donald Cuccioletta, chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand de l'UQAM, il y a toujours un risque de débordement durant l'investiture, et les autorités en place ne veulent pas prendre de chance.

Les gens à Washington s'attendent à tout, et sont préparés pour tout.

Donald Cuccioletta, chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand
Des policiers de dos en premier plan et des membres de l'armée en arrière-plan.

Les membres de la Garde nationale et les policiers à Washington sont prêts à de possibles débordements d'ici mercredi 20 janvier, date de l'investiture de Joe Biden.

Photo : Getty Images / David Ryder

De nombreux fonctionnaires partout au pays ont affirmé être prêts s'ils doivent protéger les instances gouvernementales contre le type de violences qui se sont produites au Capitole américain le 6 janvier, lorsque les partisans du président Donald Trump ont envahi le bâtiment.

Plus d'un tiers des gouverneurs ont demandé à la Garde nationale d'aider à protéger leurs capitales d'État et d'aider les agents des forces de l'ordre locales.

Plusieurs gouverneurs ont également décrété l'état d'urgence et d'autres ont fermé leurs capitales au public au moins jusqu'au 20 janvier, jour de l'investiture.

Ce qui est arrivé au Capitole n'est pas un épiphénomène.

Donald Cuccioletta

On a sorti toutes les mesures nécessaires pour faire face à une menace qui existe toujours de la part des mêmes personnes, explique le chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand, sur les ondes du RDI.

Ces derniers jours, plus de 125 personnes ont été arrêtées pour des accusations liées à l'insurrection.

Avec les informations de La Presse canadienne

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