•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La musique instrumentale connaît un regain de popularité

Des mains jouent sur un piano.

Des mains jouent sur un piano.

Photo : getty images/istockphoto / TomPaxton

Radio-Canada

Les grands noms de la musique instrumentale au Québec ne passent plus inaperçus. Selon un expert en la matière et un pianiste, diverses raisons expliquent le retour en force de ce genre de musique dans les listes d'écoute de M. et Mme Tout-le-Monde.

Le professeur en musicologie au Département de musique à l'UQAM Danick Trottier confirme avoir remarqué un certain engouement, citant en exemple la popularité de Jean-Michel Blais et d'Alexandra Stréliski.

En novembre dernier, la pianiste Alexandra Stréliski devenait la première femme musicienne à remporter le Félix de l'interprète féminine de l'année. En 2019, elle avait également remporté trois Félix, dont ceux pour la révélation de l'année et la compositrice de l'année.

Selon M. Trottier, l'arrivée des plateformes d'écoute en continu a quelque chose à voir avec l'intérêt renouvelé pour le néo-classique. Qui dit service de musique en continu dit une musique qu’on peut laisser aller, qu’on peut laisser jouer, souvent en background, indique-t-il. Donc cette musique-là, elle a beaucoup été diffusée par les chaînes en continu.

Il ajoute que M. Blais et Mme Stréliski cumulent des millions d'écoutes sur la plateforme Spotify, ce qui représente un grand accomplissement, selon lui.

C’est une musique dans laquelle on va certainement chercher un certain réconfort important, et ça, ce n’est pas à négliger dans une époque où tout va vite.

Danick Trottier, professeur en musicologie à l'UQAM

Le professeur se réjouit de voir la musique instrumentale se tailler une place dans un marché où la pop et le hip-hop dominent. On vient diversifier l'offre musicale actuelle, soutient-il.

Un baume sur le cœur en temps de pandémie

Louis-Étienne Santais, pianiste originaire de Québec connu pour son duo Fjord et les pièces qu'il a écrites pour Ghostly Kisses, a lancé, cet automne, son premier album solo Reflection 1, un album de musique instrumentale planante et minimaliste.

Si la pandémie a eu son lot de conséquences, il y voit quelque chose de plus positif pour son style de musique. C'est peut-être le meilleur moment, ironiquement, pour que cette musique instrumentale et douce refasse surface, lance-t-il en entrevue.

Je pense que les gens ont besoin de temps pour eux et ils ont besoin d’un espace, au moins mental si ce n’est pas physique.

Louis-Étienne Santais, pianiste

M. Santais mentionne que la musique instrumentale peut être un excellent véhicule pour se ressourcer et se calmer quand on n'a pas l'espace physique pour le faire.

Le pianiste et compositeur Louis-Étienne Santais.

Louis-Étienne Santais

Photo : Sam St-Onge

Sur son album, la pièce Augustine rend d'ailleurs hommage à ceux qui passent leur vie au service des autres. Un intéressant parallèle est tracé entre cette pièce et les travailleurs de première ligne qui ont continué d'offrir leurs services essentiels en pleine pandémie.

L'insomniaque souligne qu'il travaille déjà à son prochain album la nuit lorsqu'il n'arrive pas à dormir, mais on ne sait pas pour quand en est prévue la sortie.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !