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Duncan pourrait inclure la langue Hul'q'umi'num sur sa signalisation

Des personnes se promènent dans le centre ville de Duncan.

Des aînés et des jeunes des tribus Cowichan ont été consultés pour le projet (archives).

Photo : CHEK News / Skye Ryan

Radio-Canada

La ville de Duncan, sur l'île de Vancouver, votera lundi sur la question de faire figurer un certain nombre de traductions en langue autochtone sur les plaques de rue du centre-ville.

Amanda Vance, directrice générale de la Société commerciale de revitalisation du centre-ville de Duncan, précise qu'elle dirige le projet de signalisation depuis fin 2019, mais que ce dernier avait été suspendu en raison de la pandémie de COVID-19.

Maintenant que la ville s'est en quelque sorte adaptée à la nouvelle normalité, elle cherche des moyens de revitaliser le centre-ville.

Mme Vance, en partenariat avec la Ville de Duncan et les tribus Cowichan, a reçu une subvention du gouvernement de la Colombie-Britannique pour créer et installer sept panneaux.

En novembre 2019, elle a réuni un petit comité d'aînés et de jeunes des tribus Cowichan pour faire des recherches sur l'histoire du centre-ville et réfléchir à des traductions culturellement pertinentes en hul'q'umi'num, soit la langue traditionnelle du peuple Cowichan et des autres Premières Nations de la région.

Nous pensons que c'est une façon de mettre en quelque sorte le centre-ville de Duncan sur la carte tout en embellissant la ville d'une manière vraiment inclusive.

Amanda Vance, Société commerciale de revitalisation du centre-ville de Duncan

La conception proposée pour les panneaux doit inclure les noms autochtones sous leurs titres anglais.

Le vote du conseil municipal intervient alors que la vallée de Cowichan est critiquée pour un certain nombre de publications en ligne jugées racistes à l'égard de la communauté des tribus Cowichan, qui a connu un nombre élevé de cas de COVID-19 au cours des dernières semaines.

Lucy Thomas, une aînée des tribus Cowichan qui a travaillé avec les jeunes du groupe du comité pour en savoir plus sur l'histoire du centre-ville et nommer les panneaux, dit qu'elle ne pense pas que le geste éliminera le racisme, mais qu’il pourrait ouvrir des yeux.

Selon Mme Thomas, ces signes apporteraient aux Autochtones un sentiment d'appartenance à la communauté et sensibiliseraient également les personnes non autochtones à la langue d'origine de la région.

Avec les informations d'Adam van der Zwan

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