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Une action collective envisagée contre Stoneham et Mont-Sainte-Anne

Des planchistes dévalent une pente, de soir.

Des abonnés songent à intenter un recours en justice contre les stations de ski Stoneham et Mont-Sainte-Anne.

Photo : Radio-Canada / Marc Andre Turgeon

Critiquées de toutes parts par des abonnés insatisfaits du service qui leur est offert, les stations de ski Stoneham et Mont-Sainte-Anne demandent la compréhension des skieurs. Certains d’entre eux, toutefois, songent à intenter une action collective.

Les stations font en ce moment tout leur possible pour offrir du ski dans le respect des consignes sanitaires changeantes, indique la responsable des communications des deux stations, Lisa-Marie Lacasse. Les gens semblent l’oublier.

La pandémie a restreint l’accès aux pistes. Le nombre de skieurs est limité sur la montagne, les chalets doivent demeurer fermés et le couvre-visage doit être porté en attendant de remonter aux sommets.

À ces règles s’ajoute le couvre-feu imposé le 9 janvier, qui limite les heures de ski de soirée.

C’est un contexte qui demande un ajustement, tant pour les stations que pour les skieurs, souligne Mme Lacasse.

Des abonnés exaspérés

Plusieurs abonnés semblent à bout de patience.

En décembre, malgré un abonnement leur garantissant un accès illimité au ski de soirée, nombre d’entre eux avaient dû rebrousser chemin à Stoneham, puisque la capacité maximale de la montagne était atteinte à leur arrivée.

Cette fin de semaine, un nouveau système de réservation informatique promettait de mieux gérer l’achalandage. Les abonnés devaient choisir une heure d’arrivée et s’y conformer, de façon à éviter les embouteillages à l’entrée.

Or, le système a flanché sous le poids de la demande. Plusieurs abonnés, encore une fois, ne pourront pas skier dimanche soir en raison de la panne.

Présentement, j’ai une passe de ski de soirée, explique Sébastien Pagé. J’aimerais bien faire du ski de soirée, mais on me dit de réserver. Ok, j’y vais… mais le site Internet plante!

Un homme devant des pistes de ski, avec lunettes fumées et casquette.

Sébastien Pagé

Photo : Radio-Canada / Marc-André Turgeon

Ce skieur exige un dédommagement. Selon lui, la station touristique Stoneham n’honore pas les termes du contrat signé entre elle et sa clientèle au moment de vendre ses abonnements.

La station me dit : "Ah, c’est à cause de la pandémie". Excuse-moi, là, mais la pandémie était déjà là quand tu m’as vendu mon abonnement. Si tu changes les règlements, redonne-moi mon argent, dénonce-t-il.

Trop d'abonnements vendus?

La station a ajusté ses heures d’ouverture au couvre-feu, avançant le ski de soirée à 15 h plutôt qu’à 17 h.

Malgré tout, le problème persiste, selon Yann Giroux, un autre abonné mécontent.

Ils ont vendu trop de passes de soirée, croit-il. Selon lui, c’est ce qui explique qu’ils doivent maintenant refuser des abonnés pour respecter les mesures sanitaires.

Un homme avec lunettes devant des pentes de ski.

Yann Giroux a dû rebrousser chemin samedi après s'être présenté à la station Stoneham. La capacité maximale était atteinte et malgré son abonnement, il n'a pas pu profiter des pentes.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Turgeon

La direction se défend. Dans une réponse envoyée par courriel, elle écrit que l’utilisation de l’abonnement La Passe, cette année, est beaucoup plus grande que ce qu’elle a toujours été durant les 10 dernières années.

C’est pourquoi les stations ont dû mettre en place ce système de gestion des arrivées des abonnés de ski de soirée, explique le courriel.

Il faut se rappeler que cet automne, lorsque nous avons fait notre vente d’abonnements, la situation sanitaire n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui. Les commerces étaient ouverts et plus d’activités étaient disponibles à la population, enchaîne Lisa-Marie Lacasse, responsable des communications pour les deux stations.

Autrement dit, la diminution des activités disponibles en raison de la pandémie semble créer un goulot d'étranglement, selon Mme Lacasse.

Action collective « dès la semaine prochaine »?

Yann Giroux et l'avocat Raphaël Parrot ont formé un groupe Facebook dès qu’ils ont appris l’implantation d’un système de réservation. Son nom est sans équivoque : Action collective contre Stoneham et Mont-Sainte-Anne.

Il était déjà fort de 1100 membres en début d’après-midi dimanche.

Nous croyons que plusieurs droits des consommateurs sont bafoués par les deux stations, indique Me Parrot, lui-même abonné de Stoneham et du Mont-Sainte-Anne. Nous étudions présentement toutes les possibilités et l’ensemble des préjudices subis.

Un homme devant des chalets de ski.

Me Raphaël Parrot

Photo : Radio-Canada / Marc-André Turgeon

L’étude n’attendra pas la fin de la saison pour être terminée. Leur recours, dit Me Parrot, pourrait être déposé d’ici le début de la semaine prochaine.

Sébastien Pagé approuve l'idée d'intenter un recours. Il croit toutefois que l'affaire n'a pas besoin de se retrouver devant les tribunaux.

On peut se parler, on est humains, dit-il. Qu'ils nous dédommagent en nous remboursant ou en nous donnant des billets pour chaque journée où nous n'avons pas pu aller skier.

La direction des deux stations, propriétés de l'entreprise Resorts of the Canadian Rockies, de Calgary, demande à la clientèle de demeurer optimiste.

Il reste plus de deux mois de ski de soirée à venir cette saison, soit une soixantaine de soirées de glisse. Nous sommes donc confiants que nos abonnés La Passe en auront pour leur argent.

Une citation de :Lisa-Marie Lacasse, responsable des communications pour Stoneham et le Mont-Sainte-Anne

Un abonnement de soirée, rappelle le courriel, coûte de 169 $ à 199 $.

La plateforme de réservation, dimanche en milieu d'après-midi, ne fonctionnait toujours pas.

Avec les informations de Marie-Pier Mercier

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