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La santé psychologique des étudiants inquiète l'AGEUQAT

L'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), campus Rouyn-Noranda

L'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), campus Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada

La santé psychologique des étudiants de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue préoccupe beaucoup leur association.

Un sondage maison de l'Association générale étudiante de l'UQAT réalisé l'automne dernier démontre que 64 % de 725 répondants ressentent une forte détresse psychologique depuis le début de la pandémie.

Les 19 à 25 ans sont les plus affectés avec 78 % des répondants.

Le risque d'abandon des études est également très présent, selon le sondage.

36 % des répondants affirment avoir eu l'intention d'abandonner l'université, dont 41 % étaient des étudiants à temps plein.

La vice-présidente de l'association Céline Groulx dit que la situation se complique davantage pour les étudiants qui doivent passer entre 7 h et 9 h de temps devant l'écran.

C'est inquiétant, ce sont nos futurs professionnels, il faut survivre aussi dans nos études à cette nouvelle manière de faire, dit-elle. Étudier face à un écran c'est loin d'être pédagogique, ça peut causer beaucoup de stresse. Le présentiel dans la classe nous donne accès à une société, nous en plus nous somme isolés de ces fréquentations.

une étudiante découragée, devant ses livres

Le sondage de l'Association générale étudiante démontre que 64 % de 725 répondants ressentent une forte détresse psychologique.

Photo : iStock

Elle mentionne au passage que la direction de l'UQAT et les enseignants tentent d'aider, notamment en permettant aux étudiants de suivre moins de cours par session, la livraison des livres de la bibliothèque à domicile ou une aide financière pour couvrir certaines dépenses.

Toutefois, Céline Groulx précise que la pandémie a accentué la précarité chez les étudiants qui n'ont pas accès aux emplois qu'ils ont l'habitude d'occuper.

On sait très bien qu'avant la pandémie, la précarité financière des étudiants était terrible. On le sait bien on ne peut pas étudier à temps plein, explique la responsable.

Ma session d'hiver j'ai 6 cours, alors c'est difficile d'aller travailler à l'extérieur évidemment et d'autant plus que la pandémie a fait en sorte que les premiers emplois qui ont été fermés ça a été pour les étudiants, alors l'argent ne rentre plus, dit-elle.

Sur sa page Facebook, le premier ministre Fraçois Legault se dit inquiet des problèmes de santé mentale provoqués par la pandémie chez les étudiants.

Il n'écarte pas la possibilité de permettre plus de présence sur les campus des cégeps et des universités de manière sécuritaire.

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