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L’impact alarmant de la COVID-19 sur la santé mentale

Une jeune femme au visage souriant.

Danielle Lubiansky était enceinte de 19 semaines lorsqu’elle a reçu un résultat positif au test de dépistage de la COVID-19.

Photo : Danielle Lubiansky /Instagram

Radio-Canada

La peur de mourir, l’anxiété et le stress, des mois après être guéris de la COVID-19, des Manitobains affirment toujours souffrir des séquelles psychologiques de la maladie.

Danielle Lubiansky a été officiellement déclarée guérie de la COVID-19 à la fin du mois d’août. Elle explique qu’une semaine après avoir été notifiée par la santé publique que sa quarantaine était terminée, elle n’arrivait toujours pas à quitter son domicile de peur de mettre la vie des autres en danger.

Cette dernière raconte qu’elle était terrifiée lorsqu’elle a vu des voisins dans leur cour en promenant son chien. Pour renouer avec ses habitudes d’avant la maladie, celle-ci dit s’être rendue au service au volant d’un Starbucks, ce qui lui a déclenché une grande réaction émotionnelle.

Je me souviens avoir éclaté en sanglots , relate Mme Lubiansky, qui était enceinte de 19 semaines lorsqu’elle a reçu un résultat positif au test de dépistage de la COVID-19.

Un autre étudiant qui a reçu des résultats positifs de la COVID-19 en septembre et dont CBC/Radio-Canada a accepté de ne pas divulguer l’identité dit que les symptômes provoqués par le nouveau coronavirus ne ressemblent en rien à ce qu’il a déjà éprouvé dans sa vie.

Il indique que les symptômes variaient de maux de tête sévères à des douleurs corporelles atroces à la diarrhée et aux nausées.

Ces effets physiques lui font d’ailleurs craindre des conséquences à long terme. C’est un nouveau virus. Personne ne sait ce qui va se passer, dit-il en racontant avoir eu peur de mourir pendant la maladie.

Il note que deux semaines après son infection, ses problèmes de santé mentale ont atteint un niveau inquiétant. Il avait déjà connu des crises d’anxiété et de panique autrefois, mais ceux provoqués par la COVID-19 étaient bien pires.

J’avais perdu tout intérêt pour tout, je n’avais littéralement pas d’intérêt pour les amis, la famille. J’étais allongé dans le lit toute la journée, je n’avais aucune activité , déplore-t-il.

La santé physique et mentale de l’étudiant a été si gravement altérée qu’il a dû abandonner ses cours. Il prévoit les reprendre au début de la session d’hiver le 18 janvier.

Ce dernier indique que son état s’est amélioré récemment, mais admet qu’il n’est toujours pas revenu à sa forme normale d’avant la COVID-19.

La psychologue clinicienne basée à Toronto, la Dre Katy Kamkar qui est par ailleurs présidente du secteur du stress traumatique de l’Association canadienne de psychologie, souligne que la COVID-19 a des effets sur la santé mentale, et ce depuis le début de la pandémie.

Elle explique qu’en plus des problèmes financiers et du stress, une maladie grave peut parfois avoir de nombreux impacts, notamment sur la perception des personnes qui vivent cette situation. 

Parfois, cela peut avoir des conséquences sur la conception de soi, et à son tour sur nos systèmes de croyances […] notre sentiment de sécurité, indique la Dre Katy Kamkar qui est également professeure adjointe au département de psychiatrie de l’Université de Toronto.

Elle fait remarquer que si les survivants avaient également eu des problèmes d’anxiété avant la maladie, leur niveau d’anxiété pourrait augmenter.

Récupération multidimensionnelle

La psychologue clinicienne souligne que l’expérience de chaque personne ayant eu la COVID-19 est unique, tout comme les effets sur leur santé mentale. Je pense que nous devons vraiment avoir une appréciation de facteurs multiples , des aspects multidimensionnels et de l'aspect santé mentale , précise-t-elle.

Avec les informations de Aidaan Geary

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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