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Une hausse du prix du panier d'épicerie qui ne profite pas aux producteurs de bœuf

Même si les prix augmentent pour les consommateurs, les producteurs de bœuf affirment ne pas obtenir davantage pour leur travail.

Un panier d'épicerie dans un stationnement.

Les citoyens doivent s'attendre à une hausse du coût des aliments en 2021.

Photo : Radio-Canada / Julien Gagnon

Radio-Canada

Conséquence de la pandémie, les consommateurs doivent s'attendre à ce que la facture d'épicerie grimpe au cours de la prochaine année. Les producteurs de bovins du Québec sont toutefois mécontents de la part qu’ils reçoivent, qui elle, n'augmente pas.

Selon le Rapport sur les prix alimentaires canadiens, le panier d'épicerie pour une famille de deux adultes et deux enfants pourrait coûter en moyenne 695$ de plus que l'année dernière selon des chercheurs de quatre universités canadiennes.

Les viandes et les légumes frais poussent notamment les prix à la hausse.

Les quelques consommateurs rencontrés samedi à la sortie d'une épicerie disent qu'ils doivent planifier leurs achats en conséquence.

Évidemment ça augmente. On s'aperçoit vite qu'il y a des augmentations de 5 à 10 %

Une consommatrice

La viande en particulier, j'achète toujours en spécial et j'ai remarqué une hausse, mentionne cette autre femme.

Et ils mettent ça sur le dos de la COVID. Nous on paye et on ne peut pas dire un mot, renchérit cette troisième cliente.

Pas plus d'argent pour les producteurs

Les Producteurs de bovins du Québec sont mécontents de voir le coût de leurs produits augmenter.

Selon le président du regroupement, ils n'obtiennent pourtant pas plus pour leurs animaux.

Jean-Thomas Maltais pose devant un champs avec des bovins en arrière-plan.

Le producteur de veau et de boeuf Jean-Thomas Maltais de Chicoutimi est le président des Producteurs de bovins du Québec.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Ton client, tu voudrais qu'il en achète plus. Tu vois le prix augmenter, mais toi tu en as moins dans tes poches. C'est là que la grogne elle commence. [...] On veut que tout le monde fasse de l'argent dans la chaîne, on ne veut pas en faire plus que tout le monde. On veut seulement couvrir nos coûts de production, soutient Jean-Thomas Maltais.

Il affirme par ailleurs que la profitabilité devient de plus en plus difficile à atteindre en pleine pandémie.

Tout le monde a cette excuse-là pour augmenter. Ça commence à peser lourd sur les producteurs.

Jean-Thomas Maltais, président Producteurs de bovins du Québec

Soutenir l'agriculture par l'achat local

Pour la Table agroalimentaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, plus les consommateurs opteront pour une alimentation locale, meilleurs seront les prix pour les producteurs.

Des veaux qui mangent du foin dans un champs en hiver.

Les producteurs de veau s'expliquent mal à qui profite la hausse du prix du bœuf.

Photo : Radio-Canada / Julien Gagnon

La directrice générale Nancy Ouellet affirme que la population doit prendre conscience de la quantité de produits importés qu’ils achètent.

Nous, il faut se réhabituer et consommer autrement, donc valoriser l'ensemble de l'animal et adapter notre alimentation à ce qui est réellement disponible et ce qui vient de nos producteurs locaux, souligne-t-elle.

Actuellement, selon le MAPAQ, la moitié des aliments consommés au Québec proviennent de l’extérieur de la province.

D'après un reportage de Laurie Gobeil

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