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Appels à limiter les voyages alors que la Colombie-Britannique explore ses options

Theresa Tam, en conférence de presse.

L'administratrice en chef de l'Agence de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, dit que l'arrêt des voyages interprovinciaux en Colombie-Britannique pourrait réduire le nombre d'infections à la COVID-19 (archives).

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

La décision de la Colombie-Britannique de demander un avis juridique sur la limitation des voyages renforce le message selon lequel le moment n'est pas encore venu de partir en vacances à travers le pays, a déclaré vendredi Theresa Tam, l’administratrice en chef de la santé publique du Canada.

D'après la Dre Tam, l'arrêt des voyages non essentiels serait une décision difficile pour la province, mais que la mise en oeuvre d'une telle mesure pourrait réduire le nombre d’infections à la COVID-19 en réduisant le nombre de contacts.

Le gouvernement de John Horgan demande actuellement des conseils juridiques pour savoir s'il peut limiter les déplacements interprovinciaux. D'autres provinces et territoires, y compris ceux des provinces de l’Atlantique, ont exigé que les voyageurs s'isolent à leur arrivée ou obtiennent une autorisation de voyager.

John Horgan dit que malgré ses appels et ceux d’autres premiers ministres, des gens continuent de voyager à travers le Canada. Selon lui, la question fait l'objet de discussions depuis des mois et il est temps de déterminer si le gouvernement peut agir.

Besoin de preuves

Cara Zwibel, avocate à l'Association canadienne des libertés civiles (ACLC) et directrice de son programme des libertés fondamentales, déclare que le gouvernement doit encore prouver qu'une telle mesure est nécessaire.

Si vous allez imposer une limite, vous devez avoir une raison et vous avez besoin de preuves et nous devons savoir ce qu’elles sont.

Cara Zwibel, Association canadienne des libertés civiles

Actuellement, on ne sait pas si la Colombie-Britannique a vu une augmentation des cas de COVID-19 liés aux voyages interprovinciaux, explique la juriste.

L'ACLC a contesté sans succès la décision du gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador visant à empêcher les non-résidents de se rendre dans la province l’an dernier.

Mme Zwibel soutient que son organisation pourrait contester une décision similaire de la Colombie-Britannique, selon l'issue de son appel d'une décision confirmant les restrictions dans l'affaire Terre-Neuve-et-Labrador.

Dans un communiqué, le ministère de la Santé de la Colombie-Britannique indique que des questions sur les voyages interprovinciaux ont été soulevées à plusieurs reprises, mais que les voyages essentiels au bien-être de l'économie devaient se poursuivre.

Nous examinons également les impacts économiques et les aspects pratiques d'une telle politique, et nous nous adressons aux secteurs clés de l'économie pour obtenir des commentaires. Aucune mesure ne sera prise sans une consultation réfléchie avec les communautés et les entreprises concernées par ces décisions.

Ministère de la Santé de la Colombie-Britannique

Errol Mendes, professeur de droit constitutionnel et international à l'Université d'Ottawa, s'attend à ce qu'une décision de la province de tenter de créer un scénario similaire à la bulle atlantique soit remise en question.

Je pense que ce serait, à première vue, une violation flagrante de l'article 6 de la Charte, dit-il. Vous ne pouvez pas prendre la bulle atlantique et dire qu'elle s'applique également à la Colombie-Britannique.

Cet article stipule que les citoyens ont le droit de rester au Canada, d'entrer et de sortir du Canada, ainsi que de déménager et de s'établir dans n'importe quelle province.

L'interdiction de voyager ou la fixation d'une limite soulève également des questions sur les exceptions inévitables que vous mettriez en place pour autoriser les voyages essentiels, poursuit le professeur Mendes. Cela conduit à un examen juridique, tout comme les pouvoirs que le gouvernement accorde à la police pour gérer une telle situation, ajoute-t-il.

La médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry, a déclaré jeudi qu'elle ne sait pas si elle a le pouvoir de limiter les voyages hors de la province et qu'elle n'envisage pas non plus une telle ordonnance.

Nous avons des exigences selon lesquelles les personnes qui viennent en Colombie-Britannique doivent suivre les règles en vigueur ici, dit-elle.

Avec les informations de La Presse canadienne

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