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Akwesasronons et Québécois à Cornwall : des résidents vont trop loin, selon la mairesse

Un papier sur lequel on peut lire en anglais : Vous n'êtes pas d'ici, on ne vous veut pas ici. Rentrez chez vous et restez-y.

Des personnes ont trouvé des notes similaires à celle-ci sur le pare-brise de leur voiture.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La mairesse de Cornwall, Bernadette Clément, dénonce le comportement de certains citoyens qui ont affiché des notes blessantes sur les pare-brise de voitures n'étant pas immatriculées en Ontario.

Depuis environ deux semaines, des visiteurs et des résidents ayant une voiture immatriculée au Québec et à New York ont trouvé des notes hostiles sur le pare-brise de leurs voitures qu'ils avaient garées à Cornwall pour aller faire des courses.

Plusieurs d'entre eux viennent d'Akwesasne, un territoire mohawk à la juridiction complexe puisqu'il se situe à la fois au Québec, en Ontario et dans l'État de New York.

Les gens d’Akwesasne ont des plaques du Québec, de l’Ontario et de New York, rappelle la mairesse, avant d'ajouter que les Akwesasronons viennent tous les jours à Cornwall pour des raisons essentielles.

Une carte sur laquelle on peut voir le territoire d'Akwesasne, au nord de la frontière entre le Canada et les États-Unis.

Le territoire d'Akwesasne est partagé entre deux provinces canadiennes et un État américain.

Photo : Facebook/Bernadette Clément

Sur Facebook, elle a manifesté son mécontentement par rapport à ces messages, indiquant que l'augmentation des cas depuis Noël et le stress que cela engendre ne justifient en rien la méchanceté.

Ce n’est pas du tout acceptable. Nous avons de bonnes relations avec nos voisins, qui appartiennent à part entière à notre communauté.

Bernadette Clément, mairesse de Cornwall

Mme Clément rappelle que la gestion des frontières est de juridiction provinciale et que, pour le moment, celles-ci ne sont pas fermées, malgré le décret qui demande aux citoyens de rester chez eux.

Le message, c'est qu’on doit rester chez nous, mais les gens ont encore le droit de circuler [pour des raisons essentielles], les frontières ne sont pas fermées, insiste-t-elle. La mairesse demande aux citoyens de faire preuve de respect, étant donné qu'il est impossible de juger du caractère essentiel d'une sortie.

Les Québécois dérangent à Hawkesbury

La semaine dernière, bon nombre de voitures immatriculées au Québec ont été repérées dans les stationnements de magasins à grande surface, dont le Walmart de Hawkesbury.

Lors d'une rencontre entre les maires des différentes municipalités du territoire de l'est de l'Ontario, des élus ont rapporté avoir reçu plusieurs questions à cet effet de la part de leurs citoyens.

C’est préoccupant parce qu’on veut diminuer les visites dans nos magasins le plus possible, explique le Dr Paul Roumeliotis, médecin hygiéniste au Bureau de santé de l'est de l'Ontario (BSEO). Ce dernier soutient que c'est en raison des différences interprovinciales que les Québécois sont portés à faire leurs courses en Ontario.

Les gros magasins comme Walmart et Costco vendent tout en Ontario, mais sont restreints au Québec, mentionne-t-il. Même s'il est tentant de faire ses emplettes dans une autre municipalité, ce dernier demande aux Québécois de ne pas se déplacer.

Je leur demande de rester chez eux.

Le Dr Paul Roumeliotis, médecin hygiéniste au BSEO

La mairesse de Hawkesbury, Paula Assaly, explique que les résidents sont les yeux de la communauté, car il n'y a que deux ou trois officiers qui patrouillent dans la ville. Elle soutient qu'il y a encore un travail de sensibilisation à faire, mais que les règles sont claires.

Dans le stationnement d'un commerce de Hawkesbury, quelques personnes ont indiqué que les mesures ne sont pas assez claires.

C’est un peu mélangeant depuis les nouvelles consignes, ce n’est pas aussi clair que ça pourrait l'être, dit Jean Campeau. Ce dernier croit d'ailleurs que les frontières auraient dû être fermées pour éviter la confusion et l'achalandage.

Un homme au volant de sa voiture stationnée. Une perche de micro est tendue vers lui.

Jean Campeau affirme ne sortir que pour aller à l'épicerie et à la pharmacie.

Photo : Radio-Canada

C’est vrai qu’elles ne sont pas tellement claires, il faut utiliser notre gros bon sens, renchérit Margaret McMillan, qui trouve peu souhaitable que des Québécois viennent faire leurs emplettes en Ontario.

Moi, j'aime aller au IGA à Grenville, mais je vais me priver de ça pour être conforme.

Margaret McMillan, résidente de Hawkesbury

Pour sa part, Christian Tremblay ne trouve pas que les règles sont si compliquées, mais qu'on doit tous être vigilants.

On est tellement proches du Québec, il y a beaucoup de familles d’un côté et de l'autre, soutient-il en entrevue. C’est quand même assez dur de contrôler tout ça, mais il faut faire un effort.

Avec les informations de Jérémie Bergeron

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