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Des dirigeants autochtones combattent en ligne les préjugés sur les vaccins

Vaccination contre la COVID-19.

Les communautés autochtones de la Saskatchewan font partie des groupes prioritaires à recevoir le vaccin.

Photo : Reuters

Radio-Canada

Des responsables de plusieurs Premières Nations de la Saskatchewan publient leurs expériences de la vaccination sur les réseaux sociaux afin d’encourager les membres de leurs communautés à nourrir une vision positive sur les vaccins contre la COVID-19.

L’objectif est de combattre les préjugés, de lutter contre la désinformation reliée aux vaccins et de combattre l’hésitation observée au sein des communautés.

Le conseiller Gerarld McKenzie à la Première Nation Grandmother’s Bay, une communauté située au Lac la Ronge dans le nord de la Saskatchewan, a décidé de filmer son expérience et de la partager avec d’autres sur les médias sociaux après avoir reçu le vaccin le 8 janvier.

J'avais besoin de montrer à notre peuple qu'il est sûr de prendre le vaccin. Et pour nous, c'est de garder nos gens en sécurité, en bonne santé, et nous ne voulons pas transmettre le virus.

Je veux que vous fassiez la même chose pour voir vos petits-enfants grandir, poursuit-il

Ne laissez pas ce virus vous raccourcir votre vie, alerte Gerald McKenzie. 

Si nous ne prenons pas le vaccin, nous nous exposons à ce virus parce qu'il ne va pas disparaître. Ce virus va rester.

Gerald McKenzie, conseiller Gerarld McKenzie à la Première Nation Grandmother’s Bay

M. McKenzie informe que la communauté compte actuellement 16 cas actifs, mais que certaines informations erronées sont partagées selon lesquelles les gens vont tomber vraiment malades ou se transformer en zombie s’ils se font vacciner.

Le chef Peter Beatty, de la Première Nation crie Peter Ballantyne dans le nord-est de la province, a voulu aussi rassuré les membres de sa communauté.

Je me sens bien. Je n'ai eu aucune réaction quand j'ai reçu le vaccin.J'ai juste eu un peu mal au point d'injection pendant environ une demi-journée.

Peter Beatty, chef de la Première Nation crie Peter Ballantyne
Le chef Peter Beatty, de la Première Nation crie de Peter Ballantyne en train de recevoir le vaccin contre la COVID-19.

Le chef Peter Beatty, de la Première Nation crie de Peter Ballantyne dont la communauté a déjà perdu trois membres, dit qu'il ne veut pas perdre d'autres personnes à cause de la pandémie.

Photo : Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN)

Le chef Beatty dit avoir entendu certaines inquiétudes en grande partie dues à la désinformation sur les sites en ligne concernant les vaccins.

Je veux dire qu'il y a beaucoup de déchets qui flottent dans le monde numérique.

Il rappelle aux gens qu'ils doivent se rendre sur le site de l'Organisation mondiale de la santé ou de Santé Canada pour obtenir des informations correctes sur le développement, la composition et les essais des vaccins.

La Première Nation Peter Ballantyne a perdu trois personnes à cause du COVID-19 et le chef dit qu’il ne veut pas perdre d’autres membres en raison de la COVID-19. Il espère que le fait de voir l'issue mortelle de la maladie incitera les gens à se faire vacciner.

M. Beatty s'est efforcé de lutter contre la désinformation sur les médias sociaux, mais aussi sur les radios locales et par le biais de téléconférences. Même si l'approvisionnement en vaccins est limité pour l'instant, il espère que les gens se mobiliseront pour le prendre quand ils le pourront afin de retrouver un sentiment de normalité en été.

Le poids de l’histoire

Le vice-chef de la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN) David Pratt mentionne avoir entendu que la réticence des gens face au vaccin s’explique par des raisons historiques.

Certains de nos anciens ont parlé d'expériences qui se sont produites sur eux dans le passé. Et, vous savez, il y a une partie de cette stigmatisation qui subsiste encore, précise M. Pratt.

Nous devons contrer cela en donnant l'exemple, en tant que leaders faisant la queue pour se faire vacciner et en partageant notre histoire avec tous les effets secondaires potentiels, poursuit-il.

Il indique que la Fédération est prête à travailler avec le gouvernement pour s'assurer que ces vaccins sont déployés correctement.

Avec les informations de Heidi Atter et Bonnie Allen

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