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COVID-19 : L’Ontario atteint un nouveau sommet de patients aux soins intensifs

Deux femmes portant un masque promènent un chien.

L'Ontario annonce par ailleurs changer sa stratégie de vaccination.

Photo : CBC / Evan Tsuyoshi Mitsui

Radio-Canada

Le bilan de la province fait état de 3056 nouvelles infections, de 51 décès supplémentaires et de 3212 nouvelles guérisons.

Avec ces chiffres, l'Ontario voit son nombre de cas actifs baisser ce samedi.

Au total, 234 364 cas de COVID-19 y ont été recensés depuis le début de la pandémie, et 5340 Ontariens sont décédés de la maladie.

Près de 74 000 tests ont été réalisés au cours des dernières 24 heures et quelque 189 000 doses de vaccin ont été administrées jusqu'à présent.

Par ailleurs, l’Ontario change sa stratégie en raison du retard de livraison du vaccin de Pfizer-BioNTech. La deuxième dose sera administrée de 21 à 27 jours après la première pour les résidents et les employés des foyers pour aînés et jusqu’à 42 jours plus tard pour les autres.

La situation reste critique dans le système de santé. La province affiche désormais 1632 hospitalisations en cours, dont 397 patients aux soins intensifs, selon les chiffres de Santé publique Ontario.

Toutefois, le rapport des Services ontariens des soins aux malades en phase critique fait état d'un record de 420 patients dans ces unités. Les données de ces services diffèrent généralement de celles du ministère de la Santé parce qu'elles ne sont pas recueillies exactement au même moment.

Les soins intensifs débordés

Tous les hôpitaux de la région se sont fait demander d'étendre leurs capacités en soins intensifs à 115 %, explique la Dre Lisa Salamon, qui travaille aux urgences du Réseau de la santé de Scarborough, dans le nord-est de Toronto.

Dans son hôpital, elle dit que cette capacité a même été étendue davantage, que des couloirs ont été aménagés pour recevoir des lits de soins intensifs.

Malgré cela, les médecins des unités de soins intensifs de la province risquent de bientôt manquer de ressources et doivent se préparer à avoir recours au triage, c'est à dire qu'ils devront déterminer les chances des patients de survivre plus de 12 mois et prendre leurs décisions à partir de ce critère.

Je ne pense pas qu'on en soit là, tempère toutefois l'urgentologue. Elle ajoute que ce seront probablement les personnes plus haut placées au sein des établissement de santé qui devront prendre ces décisions délicates.

Capture d'une entrevue par vidéoconférence avec la Dre Lisa Salamon.

La Dre Lisa Salamon est urgentologue au Réseau de la santé de Scarborough.

Photo : Radio-Canada

Selon le document provincial qui leur demande de se préparer à cette éventualité, il s'agit d'une solution de dernier recours.

La Dre Salamon estime qu'avant d'en arriver là, on continuera de privilégier les discussions avec les patients et la connaissance des volontés de chaque famille.

Elle confirme cependant que les transferts de patients depuis les hôpitaux débordés comme le sien vers d'autres se sont accélérés depuis une semaine. À l'origine, nous essayions de transférer des patients qui n'avaient pas la COVID-19. Maintenant, nous transférerons aussi certains de ceux qui l'ont, souligne-t-elle. Récemment, son hôpital a eu recours à des hélicoptères pour certains transferts.

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