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Vaccination : la FIQ réclame le remboursement complet des frais de déplacement pour ses membres

Un travailleur de la santé manifeste sa joie en levant le poing droit, alors qu'on vient de lui administrer un vaccin contre la COVID-19 dans le bras gauche.

La vaccination

Photo : Reuters / Lisi Niesner

Radio-Canada

La Fédération interprofessionnelle en soins de santé du Québec - Syndicat interprofessionnel en soins de santé de l’Abitibi-Témiscamingue se dit satisfaite du déroulement de la campagne de vaccination des résidents et des employés des CHSLD dans la région.

Toutefois, le syndicat dit regretter le refus du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS AT) de rembourser les frais de déplacement des professionnels de la santé qui auraient voulu se rendre à Rouyn-Noranda pour se faire vacciner.

Selon la FIQ, plusieurs professionnels travaillant dans les autres MRC souhaitent recevoir le vaccin, mais l'administration ne rembourse qu'une heure de déplacement.

La FIQ affirme avoir alerté le CISSS AT de la situation, mais n'a pas obtenu une réponse positive.

Si les travailleurs et professionnels en soin avaient pu aller à Rouyn-Noranda parce que l'employeur rémunère le kilométrage, je dirais qu'il y aurait eu plus de gens vaccinés peut-être.

Auteur

Je pense que la majorité trouve ça un peu plate que le CISSS AT ne paye pas le kilométrage pour aller se faire vacciner. Les gens, on travaille tous à temps plein avec souvent des heures supplémentaires, ils disaient que leur journée de congé ça ne leur tentait pas de prendre leur voiture à leurs frais pour aller à Rouyn et se faire vacciner. C'est un choix, mais effectivement si les frais de kilométrage étaient payés, il y aurait plus de gens vaccinés à ce jour dit la présidente de la FIQ-SISSAT, Véronique Éthier.

Par ailleurs, la FIQ tire la sonnette d'alarme sur l'épuisement des professionnels de la santé dans la région qui ne date pas d'hier.

Le syndicat affirme que plusieurs employés sont au bout du rouleau et préfèrent démissionner pour aller travailler dans le privé.

On est déjà en contingence délestage depuis novembre puis ce n'est vraiment pas à cause de la COVID mais parce que nos services dit essentiels ont de la misère à fonctionner parce qu'il manque trop de professionnels en soin, dit-elle.

Et de préciser que ça fait longtemps que [le syndicat] dit au CISSS AT qu'on va avoir un problème, puis qu'on essaie de trouver une solution puis le CISSS AT a attendu que le mur arrive pour que là, on essaie de jaser mais le mal est fait. Et encore pendant la période des fêtes, on a eu des démissions parce que les gens n'en peuvent plus puis ils sont allés ailleurs où les conditions sont mieux. 

Nous n'avons pas pu obtenir la réaction du CISSS AT.

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