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Les élèves du secondaire portent des masques de procédure de niveau 1

Des élèves avec des masques.

Des élèves portant un masque de procédure à l'école.

Photo : Getty Images / izusek

Depuis leur retour en classe lundi matin, les élèves du secondaire portent des masques de procédure de niveau 1 en tout temps. Il s'agit d'une protection adéquate, estime la professeure et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les bioaérosols de l'Université Laval, Caroline Duchaine.

Les masques ont été achetés par le Centre d’acquisitions gouvernementales (CAG), au nom du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec, auprès de deux entreprises, Medicom et Terio. Chaque élève reçoit deux masques par jour. L'équipement de protection individuel (EPI) est aussi fourni aux enseignants.

Pour l'ensemble du Québec, 4,7 millions de masques seront utilisés chaque semaine. Environ 678 000 unités ont été acheminées aux centres de services scolaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Chaque masque a coûté 0,80 $ au gouvernement.

Pour ce type de masque, aussi appelé masque chirurgical, il existe trois niveaux de protection : 1 (faible), 2 (modérée) et 3 (élevée).

Même si la barrière de protection des masques de procédure distribués dans les écoles secondaires est la barrière minimale et que ces masques ne sont pas reconnus comme étant les plus efficaces pour la protection contre les agents infectieux transmissibles par aérosols, elle est jugée adéquate par Caroline Duchaine.

Il n'y a pas de gain significatif entre les masques de niveau 1 et ceux de niveau 2 et 3. Ce qu'on recherche avec les masques, c'est l'effet barrière. Ce qui est positif, c'est qu'on s'assure à la base d'uniformiser la qualité de l'approche pour que tout le monde ait un masque de protection, note la chercheuse, qui précise qu'il est dorénavant démontré que le masque protège aussi la personne qui le porte et non uniquement les gens qu'elle côtoie.

Les mêmes que dans les hôpitaux

Les masques de procédure utilisés en milieu scolaire sont les mêmes que ceux distribués dans le réseau de la santé depuis le début de la pandémie de COVID-19. Ils correspondent à la norme ASTM F2100, décernée par l’American Society of Testing and Materials, et sont approuvés par Santé Canada. C’est ce qu’a précisé, par courriel, Marie-Josée Côté, porte-parole du CAG.

La CNESST, sur son site Internet, précise que les masques de niveau 1 sont considérés suffisants pour prévenir le risque de transmission de la COVID-19 à l’extérieur des milieux de soins en absence de risque de projection de liquide biologique .

Ces masques doivent être changés aux quatre heures ou lorsqu’ils deviennent mouillés et ne peuvent servir plus d’une fois. C’est pour cette raison que les écoles en fournissent deux par jour aux élèves du secondaire et à leurs enseignants.

La transmission par aérosols considérée

La semaine dernière, l'Institut national de santé publique (INSPQ) a publié son rapport sur la transmission par aérosols de la COVID-19. On peut y lire que le risque de transmission du SRAS-CoV-2 est augmenté dans des espaces restreints, ventilés de façon inadéquate, à forte densité d’occupants et lorsque la durée d’exposition est prolongée.

Les données démontrent que la transmission lors de contacts rapprochés demeure la principale voie de transmission impliquée. Toutefois, elles suggèrent aussi qu’une transmission par aérosols à distance pourrait survenir, est-il expliqué dans le document. Un débat subsiste par contre sur la distance de transmission dans le cas des aérosols.

En novembre, l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a revu ses directives au sujet des modes de transmission de la COVID-19. L’Agence reconnaissait alors, pour la première fois, le risque de transmission du virus par l’entremise de particules en suspension dans l’air.

Ces gouttelettes microscopiques sont générées lorsqu’une personne tousse, éternue, crie, chante ou parle et peuvent persister dans l’air, surtout lorsque les systèmes de ventilation sont désuets.

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