•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pemberton se mobilise pour éviter la fermeture de sa banque

Des gens tiennent des pancartes devant une Banque Scotia.

Des résidents de Pemberton ont manifesté, le 13 janvier dernier, pour garder leur banque ouverte.

Photo : Radio-Canada / Susana Da Silva

Radio-Canada

Les résidents de Pemberton veulent forcer la Banque Scotia à revoir sa décision de fermer la seule banque de leur municipalité, située au nord de Whistler.

La semaine dernière, l’entreprise a informé ses clients de Pemberton qu’à partir du 15 juillet ils devront se rendre à la succursale de Whistler, à 40 minutes de voiture, pour leurs besoins bancaires.

Dans une déclaration écrite, la Banque Scotia affirme ne pas avoir pris cette décision à la légère, et comprendre l’impact qu’elle aura sur la communauté, mais qu’elle était nécessaire pour offrir de meilleurs services et davantage de ressources à ses clients de la région.

Le maire et la chambre de commerce se sont tout de suite mobilisés pour demander à l’entreprise d'inverser sa décision.

Des clients de la Banque Scotia manifestent devant la succursale de Pemberton.

En date du 15 janvier, 2000 personnes avaient signé une pétition en ligne (Nouvelle fenêtre) pour demander à la Banque Scotia d'inverser sa décision. La pétition souligne notamment la perte d’emplois locaux et la perte d’accès à des services bancaires comme raisons de revoir la décision.

Des résidents ont aussi manifesté leur mécontentement de façon publique, mercredi, devant la banque.

Une décision incompréhensible

Le maire de Pemberton, Mike Richmond, se dit choqué par la décision de la Banque Scotia.

C’est une drôle de décision, dit-il. À un moment où Pemberton connaît la plus importante croissance de son histoire.

Avec la hausse des prix à Whistler et dans le Grand Vancouver, beaucoup de gens déménagent dans la municipalité de plus de 2500 habitants.

Mike Richmond.

Le maire de Pemberton, Mike Richmond, note que la municipalité est en pleine croissance.

Photo : Radio-Canada / Susana Da Silva

Certaines personnes conduisent déjà pendant plus de 45 minutes pour venir à la banque, souligne-t-il. Ils devront maintenant conduire 45 minutes de plus pour faire leurs transactions.

Pour Pemberton, c’est aussi la perte d’une institution présente dans la communauté depuis plusieurs générations. 

La Banque Scotia a toujours appuyé nos collectes de fonds, ajoute-t-il. Leur départ est ironique, étant donné qu’ils ont toujours été là pour appuyer la communauté.

Un défi supplémentaire

Le secteur, isolé, comprend plusieurs fermes et plusieurs endroits sans réception cellulaire ni Internet.

Sheldon Dowswell Otter, chef du conseil de bande Lower Stl’at’imx, situé près de Pemberton, parle quant à lui d’une réaction entre la déception et la colère.

« Plusieurs de nos aînés n’ont pas la capacité d’utiliser les nouvelles technologies. Ils se sentent plus en sécurité de parler à quelqu’un face à face. »

— Une citation de  Sheldon Dowswell Otter, chef du conseil de bande Lower Stl'at'imx

David McKenzie, gérant du Pemberton Valley Lodge, est client depuis 55 ans. Il souligne le fait que plusieurs fermes, situées en périphérie de Pemberton, n’ont pas l’Internet.

C’est déjà une année difficile en raison de la COVID-19, dit-il. Les commerces en arrachent et maintenant, un acteur important de notre économie ferme boutique et s’en va, c’est dommageable.

Une obligation de consulter

Le président de la chambre de commerce, Steve McCluskey, déplore le fait qu’il n’y ait pas eu de consultations.

Nous comprenons que ce n’est pas une décision facile à prendre, mais nous voulons nous assurer qu’elle n‘a pas été prise sans comprendre l’impact qu’elle aura sur la communauté.

Les banques canadiennes ont normalement l’obligation de consulter la communauté avant de fermer des succursales. La Banque Scotia affirme être en pourparlers avec l’Agence de la consommation en matière financière et dit s’engager à respecter les normes gouvernementales tout au long du processus.

La coopérative BlueShore, présente à Pemberton depuis 1998, a quant à elle réitéré son intention de demeurer à Pemberton. Toutefois, il faut être membre pour pouvoir faire appel à ses services.

La Banque Scotia offrait des services comme encaisser un chèque même aux personnes qui ne détenaient pas un compte chez elle.

Avec des informations de Susana DaSilva

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !