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Davantage de protection lors des rendez-vous chez le dentiste

bouche ouverte avec miroir

Les hygiénistes dentaires ont aussi dû adapter leurs façons de faire. (archives)

Photo : iStock

Depuis le passage de l’Abitibi-Témiscamingue en zone rouge, les hygiénistes dentaires ont dû adapter leur pratique pour diminuer les risques de propagation de la COVID-19.

Le président de l’Ordre des hygiénistes dentaires du Québec, Jean-François Lortie, indique que les hygiénistes doivent maintenant porter plus d’équipements de protection individuelle, notamment une surblouse par-dessus leur uniforme.

Donc l'hygiéniste dentaire devra travailler avec une blouse à manches longues. Évidemment, les lunettes protectrices sont toujours là, mais là on va suggérer en plus une visière, précise-t-il.

Le port du masque de procédure demeure obligatoire. Cependant, une mesure de sécurité additionnelle est requise pour les traitements qui génèrent des aérosols.

Si on fait, par exemple, un détartrage avec des détartreurs ultrasoniques qui envoient de l’eau sur les dents en même temps que l’on détartre, ça génère des aérosols. À ce moment-là, le masque va changer, ça va devenir un masque N95 ou un masque N99. Aujourd’hui on a appris la bonne nouvelle, le fameux masque N99 qui est fait au Québec est maintenant approuvé, donc ça pourrait être ce masque-là qui est utilisé, indique Jean-François Lortie.

Changements pour contrôler la ventilation

En zone rouge, on ne peut plus avoir de salles à aires ouvertes, donc on doit installer des plexiglas si les pièces ne sont pas fermées.

Changement d’air requis

  • Zone verte, jaune et orange : taux d’élimination de 90 % d’efficacité
  • Zone rouge : taux d’élimination de 99 % d’efficacité

Les normes de filtration d’air augmentent en zone rouge. M. Lortie souligne que l’on doit s’assurer que l’air se déplace et soit filtré régulièrement.

Si on a accès à l'appareil qui fait les changements d’air, ça veut dire qu’il faut en avoir plus par heure, mais si on n’a pas de contrôle parce qu’on loue un local dans un centre commercial ou dans un bâtiment avec un système [de ventilation] central, il faut laisser un peu plus de temps entre les patients pour être sûrs que le taux d’élimination se fasse à 99 %, explique M. Lortie

Avant le rendez-vous, les patients doivent remplir un formulaire pour s’assurer qu’ils n’ont pas de symptômes de COVID-19.

Les asymptomatiques non confirmés et non suspectés, c’est là où il y a une possibilité [de contamination]. Donc si on applique le protocole, il n’y a aucun risque, autant pour le patient que pour l’hygiéniste dentaire qui fait son traitement, affirme M. Lortie.

Une hygiéniste dentaire montre tout son équipement de protection.

Les hygiénistes dentaires doivent porter de l'équipement supplémentaire en cas de création d'aérosols. (archives)

Photo : Radio-Canada / Mélissa Savoie-Soulières

Pour les personnes qui ont la COVID-19 ou qui ont de fortes chances de porter le virus, seules les urgences dentaires sont traitées. En Abitibi-Témiscamingue, l’hôpital Hôtel Dieu d’Amos a été désigné pour ces urgences.

Jean-Francois Lortie affirme qu’aucune éclosion n’a été signalée dans les salles de traitements dentaires.

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