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Québec consacre 19 millions à dénicher des spécialistes en TI

Le ministre Boulet debout, près d'un drapeau du Québec.

Le ministre québécois du Travail, Jean Boulet.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Après avoir tenté d’attirer les travailleurs en technologies de l’information par une campagne de recrutement, Québec allonge 19 millions de dollars supplémentaires en espérant en recruter 6500.

Ce financement vise à encourager les entreprises à améliorer les qualifications de leurs employés afin de combler les nombreux besoins numériques. Avec la pandémie, le télétravail forcé et la réduction des déplacements ont accentué la demande en main-d’œuvre spécialisée en informatique, un secteur déjà en pénurie bien avant l’arrivée de la COVID-19.

Ce qu’on remarque depuis le début de la pandémie, c’est vraiment une recrudescence des réorientations de carrière, explique Pier-Samuel Goulet-Côté, conseiller aux admissions du Collège O’Sullivan, à Québec.

Il nous accueille dans une classe hybride remplie d’ordinateurs, d’écrans géants et d’amplificateurs de son. Hybride, parce que la moitié de nos étudiants sont en ligne et l’autre moitié en classe, explique M. Goulet-Côté.

L’établissement offre différents programmes en technologies de l’information (TI).

Si tous les étudiants pouvaient s’y présenter le 25 janvier, date de la rentrée des cégeps et universités, la pièce serait complètement remplie tellement le nombre de demandes d’admission a augmenté depuis le début de la pandémie.

Je dirais qu’on surfe sur la vague étant donné qu’on offre beaucoup de formations en ligne, explique-t-il.

Formation et reconversion

Pour éliminer la pénurie de main-d’œuvre dans ce domaine, le gouvernement estime qu’il manque au moins 6500 travailleurs au Québec, d’où l’importance de mettre en place des incitatifs pour les recruter, croit le ministre du Travail, Jean Boulet.

Il confirme la création d’un fonds de 15 millions de dollars pour permettre la formation des employés existants qui veulent faire des technologies de l’information ou développer leurs qualifications dans ce secteur-là.

Lorsque l'économie reprendra son envol, il prétend que 900 entreprises pourraient satisfaire les conditions requises afin d'obtenir cette aide gouvernementale sous forme de subventions salariales qui peuvent aller jusqu’à 85 % du salaire.

Aux 15 millions de dollars destinés aux entreprises s’ajoutent 4 millions de dollars attribués à un programme conçu pour les chômeurs de la pandémie, baptisé le Programme d'aide à la relance par l'augmentation de la formation (PARAF).

Le financement servira à accompagner des personnes sans emploi vers des formations courtes en TI dans des établissements de niveau collégial ou universitaire, explique le ministre.

Selon Pier-Samuel Goulet-Côté, une grande proportion des étudiants qui s’inscrivent aux programmes en TI sont des travailleurs en milieu de carrière qui veulent se perfectionner ou changer de métier.

Pour une personne de 45 ans, qui a une carrière, une maison, une voiture, et des enfants […] tout abandonner pour faire un programme de jour d’un an et plus demande énormément de sacrifices, observe-t-il. Je crois définitivement [que d'avoir] une aide gouvernementale pour pallier tout ça est vital.

Il ajoute que les entreprises ont aussi leur rôle à jouer en offrant la formation continue à leurs employés, qui pourraient rehausser leurs compétences en la matière.

Les entreprises doivent faire le virage pour rester compétitives, selon Pier-Samuel Goulet-Côté. Le ministre Boulet ajoute que les chômeurs de la pandémie devraient aussi y voir une occasion à saisir.

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