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Les communautés autochtones de l'Abitibi-Témiscamingue attendent le vaccin

Une seringue est remplie avec le vaccin contre la COVID-19.

Les communautés autochtones devraient être vaccinées en février, si tout va comme prévu. (Archives)

Photo : Getty Images / PASCAL GUYOT

Le vaccin contre la COVID-19 pourrait être administré d’ici la fin février dans les différentes communautés autochtones de la région.

Sans dévoiler d’échéancier ou de plan détaillé, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) confirme que les communautés autochtones figurent parmi les priorités de la campagne de vaccination, tout juste après les personnes vulnérables en CHSLD, le personnel de la santé et les personnes en résidences privées pour aînés.

Une rencontre d’information entre le CISSS-AT et les représentants autochtones a permis de faire le point, vendredi. Selon le chef de Kitcisakik, Régis Penosway, aucune date précise n’a été annoncée, mais tout indique que la vaccination aura lieu en février.

On nous a aussi dit que Kitcisakik serait dans les priorités, parce qu’on est une communauté isolée. On est satisfaits. Les délais peuvent paraître longs, mais on comprend que c’est une pandémie mondiale, souligne-t-il.

Cheffe de Lac-Simon, Adrienne Jérôme se réjouit de voir que les Autochtones demeurent parmi les priorités, compte tenu du nombre élevé de personnes aux prises avec des problèmes de santé chronique dans les communautés.

On a encore beaucoup d’inconnus sur les dates et le nombre de doses qu’on va recevoir, mais on voit ça comme une lueur d’espoir, lance-t-elle. En attendant, on tient le coup avec nos mesures sanitaires et toute la communauté demeure en alerte. Il faut que les gens continuent de prendre ça au sérieux.

Adrienne Jérôme ajoute que l’une des priorités des autorités de la santé de Lac-Simon sera de convaincre un maximum de membres d’accepter le vaccin.

Il y a des sceptiques, admet-elle. On sent une crainte qui s’installe par rapport au vaccin, avec tout ce qui se dit sur les réseaux sociaux. Nos personnes soignantes ont un gros travail à faire là-dessus. Il va bien falloir expliquer c’est quoi ce vaccin. Il y a de la désinformation qui circule et il faut mettre ça dans la bonne voie pour avoir un maximum de gens vaccinés.

Adrienne Jérôme, cheffe de la communauté anichinabée de Lac-Simon

Adrienne Jérôme, cheffe de la communauté anichinabée de Lac-Simon (archives)

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Un cas à Pikogan

Les communautés autochtones de la région ont été somme toute épargnées depuis le début de la pandémie.

Jeudi, le Centre de santé Pikogan a rapporté un cas au sein de son personnel, mais la situation est maîtrisée, selon Malik Kistabish, directeur des services de santé.

C’est le premier cas d’un résident de la communauté, explique-t-il. Pour l’instant, c’est sous contrôle. Toutes les personnes concernées sont en isolement. Nous avons déterminé que le Centre de santé demeure une zone froide et c’est sécuritaire de s’y présenter. Les employés sont jugés non à risque. On reste à l’affût, mais les risques sont jugés faibles.

Les autorités de Pikogan se disent aussi prêtes à faire face au défi de logistique que présentera la vaccination.

On est en train de préparer notre plan d’action. Ça va être un beau défi à relever. Lors de l’épidémie de H1N1, on avait fait une campagne et on avait réussi à vacciner tous ceux qui le voulaient. J’ai confiance qu’on ait les ressources nécessaires au Centre de santé pour accomplir cette tâche de vaccination, ajoute M. Kistabish.

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