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Débordements et épuisement dans les hôpitaux de la région

Une infirmière prend des notes.

Plusieurs hôpitaux de Toronto et de Montréal débordent, et ceux de la région d'Ottawa se rapprochent du maximum de leur capacité.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Avec un nombre de cas de COVID-19 à nouveau en hausse, la situation dans les hôpitaux d'Ottawa devient de plus en plus sombre.

Selon les dernières données mises à jour jeudi par Santé publique Ottawa, 36 personnes se trouvent à l’hôpital en raison du virus, dont 11 aux soins intensifs.

Certains hôpitaux de la ville fonctionnent au maximum de leur capacité ou ont atteint la capacité maximale depuis le début de la pandémie. Environ 95 % des lits de soins aigus sont occupés, tout comme 79 % des lits de soins intensifs et 29 % de ceux munis de respirateurs.

Le Dr Bhaskar Gopalan, chef des urgences à l'hôpital Queensway Carleton, dit que son établissement se porte raisonnablement mieux que d’autres centres hospitaliers de la ville.

Si mercredi l'hôpital ne comptait que trois patients atteints de la COVID-19, le docteur souligne que le personnel de première ligne, des médecins au personnel de nettoyage, est tout de même épuisé après 10 mois de lutte sans arrêt contre le virus.

Cela a fait des ravages. Beaucoup de nos travailleurs de première ligne se sentent vraiment épuisés, explique le Dr Gopalan.

La situation dans l’est ontarien

L’Est de l’Ontario est également frappé par une hausse importante de cas depuis quelques jours.

Avec 26 hospitalisations, dont 5 aux soins intensifs, tous les hôpitaux de la région sont au maximum de leur capacité ou plus.

Le médecin hygiéniste du Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO), le Dr Paul Roumeliotis souligne que ces établissements ont tous la possibilité de mettre en œuvre un plan pour augmenter leur capacité, notamment grâce au délestage des activités médicales.

Il ajoute que le transfert des patients atteints de la COVID-19 d’un établissement à l’autre dans la région et vers ceux d’Ottawa est commun.

Le Dr Roumeliotis souligne qu’une grande partie des usagers des différents hôpitaux de l’est ontarien sont Québécois. Il précise que 30 à 40 % des personnes qui vont à l’hôpital de Hawkesbury sont du Québec.

Malgré les chiffres montrant un ralentissement de la moyenne des nouveaux cas sur sept jours, le médecin hygiéniste rappelle que la région se situe encore en zone grise.

À Cornwall, où se trouve plus du tiers des cas actifs de la région, l’hôpital communautaire opère à capacité maximale depuis au moins une semaine.

Nous avons eu une semaine occupée, notre capacité tourne autour de 100 %. Cela inclut les lits ajoutés pour une capacité de surtension supplémentaire, explique la présidente et directrice générale de l’Hôpital communautaire de Cornwall, Jeanette Despatie.

Nous pouvons continuer à ouvrir des lits pour loger les patients qui ont besoin de soins, mais la pression est vraiment exercée sur les ressources humaines pour nous assurer que nous fournissons les soins nécessaires

Jeanette Despatie, présidente et directrice générale, Hôpital communautaire de Cornwall

La situation en Outaouais

Depuis quelques semaines, le nombre d’hospitalisations des patients infectés par le coronavirus a diminué en Outaouais.

Vendredi, 19 personnes étaient hospitalisées à l’unité COVID de l’Hôpital de Hull, dont 2 aux soins intensifs.

Selon l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) de l'Outaouais, la pression et la tension demeurent palpables parmi les travailleurs.

La surcharge de travail était déjà présente chez nos membres. La pandémie est venue en rajouter une couche, lance Christine Prégent, représentante nationale de l’APTS.

Avec le délestage, on va venir réduire les activités, pour permettre à des gens d’aller prêter main-forte à d’autres équipes de travail. Ça fait en sorte que les équipes sont amoindries pour continuer de tenir le fort.

Christine Prégent, représentante nationale de l’APTS

La représentante appelle à une meilleure communication des directives des autorités supérieures. Par exemple, une demande de volontariat, pour le favoriser, il faut que les consignes soient claires et savoir quelles sont les attentes. Il faut que ça soit amélioré.

Avec les informations de Nafi Alibert et Rémi Authier

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