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COVID-19 : des amendes pour ceux qui contreviennent au décret à Ottawa et dans l'est ontarien

Gros plan sur une femme, de biais, portant le masque.

Les rassemblements extérieurs ne peuvent désormais plus excéder cinq personnes en Ontario.

Photo : Radio-Canada / Brian Morris

Radio-Canada

Les autorités de la région comptent bien faire appliquer le décret qui oblige les Ontariens entre autres à ne quitter leur domicile que pour des raisons essentielles afin de limiter la propagation de la COVID-19. Des amendes seront distribuées aux contrevenants.

Mardi, le premier ministre de l'Ontario Doug Ford déclarait l'état d'urgence et ordonnait aux Ontariens de rester à la maison. Un décret à cet effet, entré en vigueur jeudi, sème la confusion au sein de la population.

Dans un courriel envoyé à Radio-Canada, la Police provinciale de l'Ontario (PPO) a invité les Ontariens à respecter les nouvelles mesures, mais a confirmé qu'elle ferait respecter celles-ci au moyen d'amendes.

Il y est écrit que la PPO se concentrera d'abord sur les commerces et les restaurants qui refusent de s'y conformer, les plaintes du public et les rassemblements extérieurs de plus de cinq personnes.

Les agents peuvent disperser et contraindre à payer une amende aux personnes qui refusent de respecter la loi.

Extrait du courriel de la Police provinciale de l'Ontario

Des amendes allant de 750 à 1000 $ seront remises aux contrevenants. L'amende maximale est de 100 000 $ pour un citoyen ne respectant pas les règles et à 10 millions pour une entreprise fautive. Le non-respect des règles peut entraîner des poursuites ou des peines d'emprisonnement, a tenu à rappeler la PPO.

La police n'est toutefois pas habilitée à arrêter aléatoirement des personnes ou des véhicules pour faire des vérifications en l'absence de plainte, selon ce qu'on peut lire dans le courriel.

Le décret aussi appliqué dans l'est ontarien

En entrevue, le Dr Paul Roumeliotis, médecin-hygiéniste du Bureau de santé de l'est de l'Ontario, a indiqué que la région était équipée pour faire appliquer le décret, mais que l'étendue du territoire à couvrir restait un défi.

Ils sont équipés, mais c’est difficile des fois parce que nous avons 17 municipalités, a-t-il souligné en entrevue. Selon ce dernier, chaque municipalité a quelques officiers, à qui se joignent des agents de la Police provinciale de l'Ontario, la police de Cornwall et des officiers du BSEO.

Ensemble, on essaie le mieux possible de faire le renforcement.

Dr Paul Roumeliotis, médecin hygiéniste du BSEO

Je sais qu’il va y avoir de l’aide du provincial, a toutefois indiqué le médecin hygiéniste. En effet, une cinquantaine d'inspecteurs provinciaux seront d'abord dépêchés dans les régions de Toronto, Peel et York. Le Dr Roumeliotis s'attend à ce que d'autres inspecteurs soient envoyés dans les autres régions, dont la sienne.

Ce dernier a d'ailleurs rencontré les agents qui devront s'assurer du respect des mesures, en matinée. Nous leur avons expliqué leurs pouvoirs, a-t-il ajouté. Ceux-ci n'ont pas pour mission de traquer les contrevenants, mais plutôt de donner des amendes lorsque les mesures ne sont pas respectées, notamment en ce qui concerne les rassemblements.

Le Dr Roumeliotis a rappelé que l'objectif est vraiment de faire l’éducation.

Avec les informations de Jérémie Bergeron et de Nafi Alibert

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