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Réforme de la santé au Nouveau-Brunswick : les consultations approchent

Groupe de personnes brandissant des pancartes sur lesquelles on peut lire «Non à la fermeture de notre urgence!»

Des manifestants devant l’Hôpital Stella-Maris-de-Kent, le 17 février 2020 à Sainte-Anne-de-Kent, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Un an après avoir fait marche arrière au sujet de son plan qui prévoyait la fermeture des urgences de nuit dans six hôpitaux ruraux, le gouvernement du Nouveau-Brunswick entame cet hiver des consultations sur l'avenir des soins de santé.

La ministre Dorothy Shephard prépare une nouvelle réforme des soins de santé pour, entre autres, remédier au manque chronique de personnel. Ces consultations s'inscrivent dans cette réforme.

Les six communautés touchées par la réforme avortée de 2020 visant à réduire les services d’hôpitaux de nuit seront consultées. Les Premières Nations et les associations professionnelles le seront également.

À Richibucto, à Grand-Sault ainsi qu'à Caraquet, les maires indiquent qu'ils ont fait leurs devoirs en préparant leurs arguments pour faire valoir l'importance des services en région.

Une semaine de crise

Le samedi 8 février 2020, la population apprend la fermeture des services d’urgence de nuit de six hôpitaux ruraux du Nouveau-Brunswick. Trois communautés acadiennes sont touchées : Sainte-Anne-de-Kent, Grand-Sault et Caraquet.

La nouvelle provoque alors un tollé et jette le gouvernement dans une crise politique avec la dissidence du député Robert Gauvin, alors seul francophone au sein du gouvernement.

Face à la contestation, le 16 février, le gouvernement annule cette réforme. Le lendemain, des manifestations ont lieu dans les trois communautés pour s’y opposer, malgré son annulation.

Je pense que la population est aux aguets

Bien qu'il ne soit plus question de fermer les services de l'hôpital, la crise de l'hiver dernier a laissé des traces.

Je pense que la population attendait ces consultations-là avec impatience, lance le maire de Caraquet, Kevin Haché.

Des marcheurs marchent.

Des marcheurs défilent à Caraquet le 17 février 2020. On y a aperçu entre autres le maire de Caraquet, Kevin Haché, et Louise Blanchard, vice-présidente d'Égalité santé en français.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Tout le monde reconnaît que les soins de santé au Nouveau-Brunswick sont malades, mais il faut trouver une solution ensemble, explique ce maire de la Péninsule acadienne. On a le droit d’avoir les mêmes services qu’ailleurs.

Mais cette fois, pas question de toucher aux services de l'hôpital. Je pense que la population est aux aguets, dit M. Haché.

Plus de pouvoir aux régions

Pour sa part, Roger Doiron, le maire de Richibucto, tout près de Sainte-Anne-de-Kent, souhaite profiter de ces consultations pour défendre l’idée de donner plus de responsabilités aux régions.

Le maire de Richibouctou en entrevue à l'assemblée générale de l'AFMNB

Roger Doiron a déjà siégé au conseil d'administration du réseau de santé Vitalité (archives).

Photo : Radio-Canada

Il note que la Commission des services régionaux de Kent a déjà fait une consultation sur les services de santé dans la dernière année. Selon lui, son rapport permettra d’apporter des arguments clairs en faveur d'une décentralisation des services.

L’étude nous a permis de nous rendre compte à quel point le système est centralisé, que tout vient du ministère de la Santé et de Vitalité.

On ne veut pas que tout vienne d’en haut.

Roger Doiron, maire de Richibucto

On est convaincu avec les analyses qui ont été faites qu’on est capable de démontrer à la province qu’il y a des avantages certains à décentraliser, ajoute le maire.

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Le maire de Grand-Sault, Marcel Deschênes s'est opposé à la fermeture des urgences pendant la nuit à l'hôpital régional de sa communauté (archives).

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Le maire de Grand-Sault, Marcel Deschênes, compte aussi profiter de ces consultations pour expliquer que sa région réclame davantage de services et de responsabilités.

[La dernière fois], il n’y avait eu aucune consultation et aucune communication, rappelle ce maire du Madawaska. Je crois que c’est de bon augure, je suis content qu’on puisse les rencontrer pour faire valoir nos points.

Ce qui va bien, on veut le garder et on ne veut aucune coupe dans nos services, résume-t-il.

C’est ça que c’est, une consultation. Ce n’est pas juste débattre sur ce qu’on veut garder, c’est aussi améliorer nos services.

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