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L'impact des décès liés à la COVID-19 sur l'industrie funéraire du Nord de l'Ontario

Un corps couvert d'un drap blanc avec des personnes qui prennent des notes à côté.

Les morgues du Nord de l'Ontario sont moins affectées par les décès liés a la COVID-19 que celles du sud de la province.

Photo : iStock

Alors que la pandémie continue de causer un nombre croissant de décès chaque jour, les salons funéraires et les morgues de la province ne sont pas tous affectés de la même manière par cette hausse de décès.

Dans certaines régions, comme celle de London, les morgues sont au maximum de leur capacité, ce qui force les autorités funéraires à utiliser des wagons réfrigérés pour entreposer les défunts ou même à envisager d’utiliser la surface d’une patinoire pour entreposer les corps.

Pour enrayer cette tendance et s’assurer qu'on dispose des corps de la manière la plus efficace possible, les autorités responsables du processus funéraire en Ontario (BAO) (Bereavement authority of Ontario) ont annoncé mardi de nouveaux processus de traitement.

Gros plan sur un cercueil.

La plupart des salons funéraires de l'Ontario doivent s'adapter à des mesures de gestion rapide des corps depuis le 12 janvier.

Photo : Kzenon/Shutterstock

Ces nouveaux processus assurent qu’un corps sera pris en charge par une maison funéraire 6 heures après le signalement d’un décès et que la famille devra s'entendre pour des rites funéraires au plus 24 heures après le décès d’un proche.

L’objectif, selon les directives de la BAO, est d’empêcher l’accumulation des corps, tout en conservant la dignité et le respect des rituels funéraires.

Depuis le début de la pandémie, l’Ontario déplore 5289 décès dus à des complications liées au virus.

Des infrastructures funéraires qui tiennent le coup dans le Nord

L’impact des décès de la COVID-19 ne se fait pas encore sentir dans le Nord de l’Ontario.

Avec 43 morts depuis le début de la pandémie en mars dernier, les salons funéraires et les morgues ne manquent pas d’espace.

Selon Renée Schilkie, directrice funéraire pour la maison Lougheed et enseignante au programme de services funéraires au collège Boréal, la situation reste assez stable dans la région.

Elle affirme que les morgues n’ont pas eu besoin de faire appel à des systèmes improvisés pour conserver les dépouilles.

Un salon funéraire

Les salons funéraires du Nord de l'Ontario n'ont pas à suivre de directives supplémentaires pour accélérer la gestion des défunts.

Photo : CBC/Mike Zartler

Mme Schilkie note aussi que les morgues et salons funéraires du sud n’ont pas non plus eu besoin de faire appel aux salons funéraires du Nord, que ce soit pour faire des transferts de dépouilles en raison du manque d’espace ou pour du personnel supplémentaire.

Les seules dépouilles transférées ont été déplacées à la demande de la famille, affirme-t-elle.

Un constat qui est confirmé par David Brazeau, gestionnaire des communications pour la BAO.

Il n’y a pas de plan provincial ou de besoin pour transférer des corps d’une région de l’Ontario à une autre, explique-t-il.

Selon les nouvelles directives de la BAO, les salons funéraires du Nord de l’Ontario n’ont pas besoin de se conformer à ces consignes, et doivent se contenter de respecter les directives de distanciation de la Santé publique.

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