•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les autorités sanitaires interdisent la pièce de La Seizième pour spectateur unique

Une femme assise sur un petit lit assiste à un spectacle en réalité virtuelle au moyen de lunettes électroniques.

Le spectacle avait été choisi précisément parce qu'il était adapté au contexte de la pandémie.

Photo : Joe Jack et John

Radio-Canada

La compagnie francophone de théâtre professionnel La Seizième a monté le spectacle Violette, qu'elle croyait respectueux des normes sanitaires, mais elle a dû se résoudre à annoncer, jeudi, qu'elle n'a pas obtenu l'autorisation des autorités pour le présenter au public.

Le spectacle Violette devait être présenté en partenariat avec le festival Push de Vancouver entre le 28 janvier et le 6 février. Théoriquement, il répondait aux critères : un spectateur à la fois équipé d'un casque de réalité virtuelle, qui serait désinfecté entre chaque utilisation.

La directrice générale du Théâtre La Seizième, Esther Duquette, assure que son équipe a collaboré avec l'agence gouvernementale WorkSafeBC et avec l'organisme professionnel Actsafe pour mettre en place le plan sanitaire requis pour obtenir le feu vert des autorités sanitaires.

Le problème, selon elle, c'est que la représentation est considérée comme un événement alors que tout rassemblement est interdit depuis le 7 novembre dans le Grand Vancouver et depuis le 19 novembre dans toute la Colombie-Britannique.

Esther Duquette ne comprend pas ce refus. Il n'y a pas de rassemblement. C'est un spectateur à la fois sur rendez-vous. Il y a énormément de mesures de sécurité qui ont été mises en place et on ne comprend pas vraiment comment une expérience comme celle-ci est plus à risque que beaucoup d'autres activités qui ont lieu en ce moment, dit-elle.

Ça nous fait beaucoup de peine.

Esther Duquette, directrice générale, Théâtre La Seizième

Le Théâtre la Seizième n'est pas la seule organisation à exprimer sa déception et son incompréhension quant à la manière dont les protocoles sanitaires sont appliqués. Des personnalités du monde culturel demandent une meilleure concertation entre les créateurs et les autorités sanitaires.

Ainsi, la productrice du théâtre Firehall, Donna Spencer, demande la création d'un groupe de travail sur la façon dont les théâtres exercent leurs activités.

Par ailleurs, le cinéma Rio Theatre a lancé une pétition en ligne en décembre pour réclamer que les salles de spectacle soient considérées comme des entreprises de service à la clientèle au même titre que les bars et les restaurants. La pétition a recueilli plus de 6500 signatures jusqu'à présent.

Quatre femmes au pied d'un arbre.

Par le biais d’un conte abordant le sujet de l’abus, le spectacle « Violette » évoque la situation de femmes en situation de handicap intellectuel.

Photo : Compagnie Joe Jack et John

Pour sa part, Esther Duquette aimerait plus de cohérence dans l'application des mesures sanitaires dans le milieu culturel. Elle note par exemple que, le jour où la présentation du spectacle Violette a été refusée, le ministère de la Culture a annoncé une aide de 500 000 $ aux artistes pour leur permettre de s'adapter au contexte de la pandémie. Cette aide prévoit notamment de les soutenir dans leur transition vers des spectacles à audience réduite et avec un usage accru de la vidéo. Or, selon Esther Duquette, c'est exactement ce que propose son spectacle.

Avec les informations de Richard Thériault

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !