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Il faut faciliter les communications dans les Chic-Chocs, selon le Bureau du coroner

Vue à partir du Mont Hog's Back, dans les Chic-Chocs.

Le réseau cellulaire est inaccessible dans plusieurs secteurs des Chic-Chocs (archives).

Photo : Radio-Canada / Sandra Fillion

Dans son rapport sur la mort d'un planchiste dans une avalanche survenue en février 2020 aux mines Madeleines, le Bureau du coroner du Québec affirme qu'il serait opportun d'améliorer le réseau de communication dans les Chic-Chocs.

Le 19 février 2020, Jean-Marc Dion, un homme de 32 ans de Québec, a perdu la vie dans une avalanche alors qu'il se trouvait sur la piste Joe-Louis, dans le secteur des Mines Madeleines, avec trois autres skieurs.

Dans son rapport publié vendredi, la coroner Francine Danais conclut que M. Dion est décédé d’un traumatisme crânien et d’asphyxie consécutivement à une avalanche et qu'il s'agit d'un décès accidentel.

La coroner note également que M. Dion avait de l'expérience en hors-piste et détenait une formation de niveau 1 en sécurité et sauvetage d’avalanche.

Les quatre membres du groupe, incluant M. Dion, étaient équipés d’un DVA, d’une sonde et d’une pelle. Or, la coroner souligne également qu'ils n'ont pas établi de plan de descente, ce qui est recommandé, et que le risque d'avalanche était évalué considérable lors de cette journée.

De plus, le fait que M. Dion était équipé d'une planche à neige a constitué une complication supplémentaire selon la coroner, puisqu'elle a limité ses mouvements lorsqu'il s'est retrouvé enseveli et a compliqué la tâche de ceux qui l'ont dégagé.

Il a fallu 15 minutes pour dégager le planchiste, qui était enseveli à 1,8 mètre de profondeur. Il était alors inconscient et les manœuvres de réanimation se sont avérées sans succès. Son décès a été constaté vers 17 h à l'hôpital de Sainte-Anne-des-Monts.

Faciliter les communications

La coroner consacre une partie de son rapport aux communications dans les montagnes gaspésiennes qui sont difficiles puisque le réseau cellulaire est inaccessible dans plusieurs secteurs.

Bien que dans ce cas-ci, il n'y ait pas eu de difficultés de communication pour demander des secours, dans un souci de prévention et afin de diminuer les délais d'intervention, il serait opportun que le réseau de communication soit amélioré, écrit la coroner Danais.

Elle indique qu'à plusieurs endroits, il faut être muni d'un téléphone satellite ou avoir accès au réseau de communication de la SEPAQ pour appeler des secours.

En ce qui concerne le réseau de communication de la SEPAQ, celui-ci n'est présentement accessible qu'à ses employés et éprouve également des difficultés. La SEPAQ travaille présentement à étendre son réseau en ajoutant des tours de communication et vérifier la possibilité de rendre accessible ses ondes aux skieurs. Des autorisations avec les autorités fédérales seront nécessaires, précise la coroner.

Elle rappelle que, selon les données d'Avalanche Québec, le taux de fréquentation des Chic-Chocs par les amateurs de hors-piste a augmenté de 741 % entre 2001 et 2017.

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