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Six ans de prison pour vente de drogue ayant causé des surdoses mortelles

Une seringue, des pilules et de la poudre placés aléatoirement.

La trafiquante disait vendre de l'ecstasy alors qu'il s'agissait d'une drogue de synthèse beaucoup plus puissante.

Photo : Shutterstock / Chirachai Phitayachamrat

Une trafiquante de stupéfiants écope d’une peine d’emprisonnement de six ans pour avoir vendu une drogue qui a causé la mort de deux hommes dans la vingtaine.

Julie Anctil, de Saint-Jean-Port-Joli en Chaudière-Appalaches, mentionnait vendre de l’ecstasy alors qu’il s’agissait plutôt de MDA, une drogue de synthèse beaucoup plus puissante.

Lors de la lecture du jugement au palais de justice de Montmagny, le juge Pierre L. Rousseau a mentionné que l’accusée connaissait le danger de consommer cette drogue et elle ne l’a pas communiqué. Celui-ci pouvait aller jusqu’à la mort.

Les faits se sont déroulés en 2019 à Rivière-du-Loup. Un groupe de trois amis a acheté la drogue de Anctil par l’entremise d’un revendeur.

Ce dernier a seulement agi à titre de trait d’union dans cette affaire, selon le juge. Le lien de causalité entre Julie Anctil et la mort des deux hommes n’est donc pas rompu.

Anniversaire fatal

Le 13 septembre 2019, Anthony Miville est sur le point de célébrer son 26e anniversaire. Il doit se rendre au Bière Fest de Rivière-du-Loup avec ses deux amis d’enfance Marc-Olivier Paquet et Jean-Philippe Caron.

C’est à ce moment qu’ils ont acheté la drogue de Julie Anctil, par l’entremise d’une connaissance, Brendon Plourde. Les fêtards estimaient alors avoir obtenu de l’ecstasy.

Selon le jugement, Julie Anctil avait seulement mentionné à Plourde qu’il fallait consommer la drogue par petit pois, sans jamais spécifier qu’il s’agissait d’une drogue beaucoup plus puissante de ce que les consommateurs voulaient acquérir.

Les trois hommes ont ressenti des malaises durant les festivités et durant la nuit. Le décès d’Anthony Miville a été constaté à son arrivée à l’hôpital.

Mort après un mois à l'hôpital

Marc-Olivier Paquet a quant à lui été transféré à Québec puis à Montréal. Il n’a jamais repris conscience jusqu’à son décès plus d’un mois plus tard. Ses organes avaient alors cessé de fonctionner.

Le troisième consommateur, Jean-Philippe Caron, a eu plus de chance. Ayant pris une quantité moins importante de drogue, il a survécu.

En soustrayant la détention provisoire, Julie Anctil devra purger les quatre prochaines années dans un pénitencier.

Je suis conscient que cette peine ne rapportera pas les victimes, mais je crois que c’est une peine qui est juste, a conclu le juge.

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