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La province octroie 4 M$ pour la sécurité dans les logements abordables

Une tour avec une ancienne affiche de Logement Manitoba.

Le gouvernement du Manitoba a déjà vendu certaines propriétés qui servaient jadis de logements abordables, tels que ce bâtiment rue Smith.

Photo : Radio-Canada / Austin Grabish

Zoé Le Gallic-Massie

Le Manitoba investit plus de 4 millions de dollars dans le secteur des logements abordables pour améliorer la sécurité des locataires, selon un communiqué de presse publié par la province vendredi matin.

L'octroi a pour objectif de s’attaquer au problème des intrusions illicites dans les logements abordables financés par la province. 

Au total, le Manitoba a investi plus de 6,9 ​​millions de dollars dans des projets relatifs à la sécurité au cours des trois dernières années. 

La ministre de la Famille, Rochelle Squires, note que le nombre d’appels concernant des incidents à Logement Manitoba a baissé de 25 % au cours des cinq dernières années.

Le centre de communications de Logement Manitoba fonctionne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 pour répondre aux préoccupations des locataires, y compris les problèmes de sécurité.

À la suite d’un appel, Logement Manitoba peut envoyer un agent de sécurité afin d’enquêter.

Les 4 millions représentent le plus grand investissement annuel dans l’histoire de Logement Manitoba, affirme Rochelle Squires dans le communiqué.

Aucune création de nouveaux logements abordables n’est annoncée.

Selon le communiqué, la province a créé 631 nouveaux logements depuis 2016.

Le Manitoba a également signé une entente relative à la Stratégie nationale sur le logement avec le gouvernement fédéral en 2019.

Le gouvernement fédéral et la province s’étaient engagés à investir chacun 225 millions en 10 ans pour venir en aide aux logements communautaires et sociaux de la province. L'entretien, la construction de nouveaux logements et des logements abordables sont la priorité de l’entente.

Trop peu, disent des experts

Selon David Alper, professeur à l’école de travail social de l’Université de Saint-Boniface, des dizaines de milliers de ménages du Manitoba accordent plus de 30 % de leur revenu au loyer, ou habitent des logements qui ont besoin de rénovations majeures et immédiates.

Plus de 30 % des ménages locataires à Winnipeg ont des besoins impérieux, lance-t-il.

M. Alper soutient que les gouvernements n'investissent pas assez dans les logements sociaux.

Cela a mené au phénomène croissant de l’itinérance, des ménages qui doivent dépendre des banques alimentaires, des gens qui ont des choix impossibles à faire entre est-ce que je paye mon loyer ou est-ce que j’achète mon épicerie, fait-il valoir.

Avec la fin de l’interdiction des expulsions en octobre, qui avait été adoptée lors de la première vague de la pandémie, les personnes à faible revenu se retrouvent dans des situations particulièrement précaires, poursuit-il.

Le porte-parole du Conseil de planification sociale de Winnipeg, Josh Brandon, pense que l’investissement de 4 millions de dollars est minime, surtout compte tenu de la diminution du financement de ce secteur depuis 2015.

Il y avait des investissements de plus de 100 millions de dollars par année, alors c’est un grand fossé (...) On sait aussi que les investissements dans la sécurité qui sont les plus directs, c’est quand il y a la participation avec les résidents, ajoute-t-il.

M. Brandon et M. Alper ajoutent tous les deux que la province fait fausse route en privatisant la gestion des logements sociaux.

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