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Le gouvernement albertain au secours des nouvelles entreprises

Devanture du restaurant Seed N Salt à Banff.

Le restaurant Seed N Salt, à Banff, devrait maintenant être admissible à la subvention provinciale de relance.

Photo : Courtoisie de Seed N Salt

Les commerces et les entreprises ouverts après le 1er mars pourront désormais recevoir jusqu’à 15 000 $ d’aide de la part du gouvernement provincial, qui a étendu les critères d’admissibilité de sa subvention de relance.

Cette catégorie d’entrepreneurs se plaignait d’avoir été complètement oubliée dans les programmes d’aide provinciaux et fédéraux. Les plus importants comme la subvention salariale d’urgence demandent en effet de pouvoir comparer les revenus actuels aux rentrées d’argent d'avant la pandémie, ce qui excluait d’emblée ces entreprises.

Le gouvernement fédéral n’a toujours pas effectué de modifications, mais le gouvernement albertain a annoncé jeudi un assouplissement de ses critères pour inclure les entreprises et les organisations à but non lucratif ayant commencé leurs activités après le 1er mars.

Jusqu'à 15 000 $ d'aide

Pour recevoir la subvention, les entrepreneurs devront montrer qu'ils ont subi une perte de revenus de 30 % en novembre ou en décembre, en comparaison avec n'importe quel autre mois entre mars et octobre.

La subvention atteindra alors 15 % de leurs revenus mensuels jusqu’à 15 000 $.

Un homme en costume cravate parle au podium devant une rangée de drapeaux de l'Alberta et du Canada.

Le ministre de l'Emploi, Doug Schweitzer, avait promis à la fin de 2020 de modifier la subvention albertaine pour répondre aux inquiétudes des nouvelles entreprises.

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement prévoit que 5000 entrepreneurs supplémentaires pourraient recevoir la subvention. Les demandes seront accessibles à partir de début février.

Une coiffeuse de Lethbridge, Jesse Harsanyi, ne se fait cependant pas d'illusions parce que, selon son expérience, les processus de demande sont longs et complexes. Elle n’est pas convaincue que son plan d’affaires la rende admissible.

L’annonce lui a toutefois fait pousser un cri de joie.

Je me suis sentie entendue et comprise.

Jesse Harsanyi, coiffeuse

La jeune femme a ouvert son collectif de beauté en juin 2020 lorsque les restrictions étaient assouplies. Elle et une amie avaient perdu leur emploi. Le moment paraissait donc propice.

Son manque d’admissibilité aux programmes d’aide lui donnait toutefois l’impression d’avoir fait quelque chose de mal. Cela a été choquant. Nous étions pénalisées pour avoir ouvert une entreprise pendant la pandémie, se souvient-elle.

Le ministre de l’Emploi, Doug Schweitzer, a renversé la tendance, dit-elle, en applaudissant pendant la conférence de presse l’esprit d’entrepreneuriat des Albertains.

Nous voulons vous remercier. Rien ne représente autant l’Alberta qu’un petit entrepreneur se lançant en affaires au milieu d’une pandémie, a déclaré le ministre.

Une aide insuffisante

L’annonce met aussi un peu de baume au coeur des copropriétaires du restaurant Seed N Salt, à Banff, Heather Merrett et Melodie-Joy Miller. Les nouvelles restrictions sanitaires combinées à un manque de touristes ont fait chuter leurs revenus en novembre et en décembre de plus de 70 % par rapport à leur meilleur mois de l’été 2020. 

La subvention est donc bienvenue.

Nous sommes reconnaissantes, cela va aider à payer nos frais de fonctionnement, mais ce ne sera suffisant pour continuer, dit cependant Mme Merrett.

Les deux femmes sont assises sur des tabourets et tiennent des tasses de café estampillées de la marque de leur restaurant.

Heather Merrett et Melodie-Joy Miller tentent de garder leur restaurant ouvert au printemps à Banff, mais l'incertitude mine tout leur plan d'affaires.

Photo : Fournie par Seed N Salt

Leur entreprise termine chaque mois en déficit. Les commandes à emporter suffisent à peine à payer leurs salariés. À cela s’ajoutent un loyer cher à Banff, des frais d’électricité, d’assurances, des prêts à rembourser…

Nous sommes une entreprise hôtelière dans une région touristique, deux secteurs extrêmement touchés. Nous avons besoin des programmes d’aide fédérale et nous avons besoin de touristes, explique Mme Merrett.

Les deux femmes d'affaires continuent de faire des démarches auprès des politiciens et des groupes d’intérêt pour notamment obtenir cette admissibilité fédérale. Pour l’instant, les efforts n’aboutissent pas.

Elles craignent qu’un nouvel été dans ces conditions de restriction ne sonne le glas pour leur entreprise.

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