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Frantz Jean sur les défis à relever après l'euphorie d'une coupe Stanley

L'entraîneur des gardiens du Lightning de Tampa Bay se sent d'attaque pour la prochaine saison.

Homme assis dans un bureau et tenant un trophée, la coupe Stanley.

Frantz Jean et la coupe Stanley. Un rêve qu'il aimerait répéter.

Photo : Frantz Jean

François Le Blanc

Frantz Jean a vécu des émotions fortes au cours des dix derniers mois : l'arrêt des activités de la Ligue nationale de hockey (LNH) en mars, l'isolement pendant deux mois dans la bulle pour reprendre la saison et, finalement, la conquête de sa première coupe Stanley.

Le temps des célébrations est terminé. Maintenant, le Lightning de Tampa Bay doit défendre son titre. Les champions ont débuté en force avec une victoire de 5 à 1 sur les Blackhawks de Chicago, de quoi satisfaire l'entraîneur des gardiens de but.

Gardien à genoux regardant rondelle devant lui.

Le Lightning de Tampa Bay a remporté sa première victoire de la saison. Le gardien, Andrei Vasilevskiy, a été solide dans la victoire contre Chicago, mercredi.

Photo : Associated Press / Chris O'Meara

Mais, ça sera loin d'être facile dans cette courte saison de 56 parties, selon l'Acadien d'adoption.

Il faudra garder une constance durant toute l'année, pour ne pas tomber dans de longues séquences négatives, lance Frantz Jean, en entrevue avec Radio-Canada Acadie. Il faut maximiser le nombre de points au classement.

Habituellement, les champions de la coupe Stanley vivent des passages à vide dans l'année qui suit la grande victoire, mais ça ne semble pas s'appliquer au Lightning, selon lui.

Ça a été un peu différent que n'importe quelle autre saison, explique-t-il. On a eu presque quatre mois de repos entre la fin de la saison (en raison de la pandémie) et le début des séries. Le personnel était beaucoup moins fatigué que dans une saison normale.

Puis, il s'est écoulé un peu plus de trois mois depuis la victoire contre Dallas pour gagner le championnat. Les festivités ont été moins grandes en raison des restrictions sanitaires.

Des gardiens au travail, affirme ce gazouillis du Lightning. On peut voit Frantz Jean en pleine action, travaillant aussi fort que ses joueurs.

On a eu un très bon camp d'entraînement et les gars ont beaucoup d'énergie. Il y a beaucoup de positivisme. On va voir quel sera le résultat dans les prochaines semaines, mais, pour l'instant, on ne sent pas un relâchement de la part des joueurs.

Frantz Jean, entraîneur des gardiens du Lightning de Tampa Bay

Cela dit, il a tout de même apprécié les moments suivant ce succès.

Frantz Jean hisse la coupe Stanley.

Frantz Jean, après la victoire contre Dallas, en septembre.

Photo : Gracieuseté/Frantz Jean

Les premières semaines ont été festives, dit en riant Frantz Jean.

Après un mois en Floride, à Tampa, il est revenu à la maison, au Nouveau-Brunswick. Un retour qui a débuté avec une quarantaine obligatoire. Ses vacances lui ont permis de passer beaucoup de temps en famille. C'est la première fois en 10 ans qu'il vivait les Fêtes au pays.

J'ai vraiment, malgré les circonstances de la COVID, tiré avantage de la pause.

Car ce congé a été bien différent des autres entre saisons. La saison s'est terminée avec une grande victoire, mais c'était aussi l'occasion de vivre de nouvelles choses. Surtout avec son fils qui fait son chemin dans le monde du hockey avec l'Académie The Mount, à l'Île-du-Prince-Édouard.

Quand les enfants arrivent à l'adolescence, comme le mien qui a 14 ans, ç'a été vraiment plaisant de pouvoir embarquer sur la glace avec lui, de passer du temps avec lui, du temps de qualité. On a passé la période des fêtes ensemble. Ce sont des moments qu'on apprécie quand ils vieillissent. J'en ai profité le plus possible.

Frantz Jean

Retour au travail

Ça fait maintenant 10 ans que Frantz Jean est l'entraîneur des gardiens du Lightning de Tampa Bay. Le temps passe vite pour le résident de Dieppe.

Une coupe ne change pas l'homme.

Il n'y a pas de recette ou de potion magique. C'est vraiment de faire face à chaque défi que tu rencontres en chemin. Et de se préparer du mieux que tu le peux. Lorsqu'un défi arrive, il faut performer au meilleur de tes capacités.

Frantz Jean

Le retour au jeu se fait avec un protocole très serré avec des tests, des questionnaires à remplir et des directives strictes hors glace.

C'est similaire de ce qu'on a vécu dans la bulle, explique Jean, en donnant l'exemple des séries éliminatoires du mois d'août. On n'a pas senti qu'on a eu à faire un gros ajustement, honnêtement. Les joueurs sont très réceptifs à toutes les recommandations sanitaires de la part des autorités et de la Ligue nationale. Tout le monde est dans le bateau. On est dans une bonne situation à Tampa.

Mais, a-t-il des craintes qu'une éclosion vienne gâcher les efforts de tout le monde?

Tu apprends à vivre avec cette crainte, dit-il.

C'est la réalité du présent. Les joueurs retournent chez eux, les joueurs ont des enfants, des épouses. Il y a toujours une possibilité que quelqu'un attrape la COVID. Par contre, jusqu'à maintenant, tous les membres de l'organisation ont été très bons à suivre les recommandations et les directives de la LNH. On garde nos doigts croisés.

Frantz Jean

Ménage à trois gardiens

Frantz Jean se concentre sur la progression de ses gardiens, Andrei Vasilevskiy et Curtis McElhinney.

Un troisième cerbère s'ajoute, Christopher Gibson, acquis cet automne des Islanders de New York. Les amateurs de hockey se souviennent de lui lorsqu'il a porté les couleurs des Saguenéens de Chicoutimi. Les équipes doivent avoir trois gardiens sur leur liste durant la saison, contrairement à deux lors des années précédentes.

Pour nous, les entraînements sont réservés aux gardiens numéro 1 et numéro 2. On a Christopher qui embarque avec les joueurs d'extra, on a quatre joueurs d'extra qui s'entraîne après nos séances pour se garder prêt.

Si Vasilevskiy ou McElhinney devaient se blesser ou être déclarés inaptes à jouer, Gibson prendrait la relève.

Selon Jean, il s'accorde très bien avec ses deux coéquipiers.

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