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Un policier d'Ottawa plaide coupable d'avoir agressé des femmes

Un homme devant le logo du Service de police d'Ottawa.

Eric Post, 47 ans, a plaidé coupable jeudi aux accusations d'agression qui pesaient contre lui.

Photo : Radio-Canada / CBC

Radio-Canada

Un policier d'Ottawa a plaidé coupable jeudi à des accusations d’agression contre quatre femmes qu'il avait rencontrées sur Internet. Il a aussi reconnu sa culpabilité pour avoir menacé de disposer du corps d'une femme s'il la surprenait en train de le tromper.

L’agent Eric Post faisait face à 32 chefs d’accusation relativement à des incidents impliquant sept femmes. Les accusations comprenaient des agressions sexuelles, des séquestrations et des menaces. Au cours d'une audience virtuelle jeudi, M. Post a plaidé coupable à quatre chefs de voies de fait et à un chef de menaces.

Selon les faits présentés au tribunal, les incidents impliquaient des femmes que M. Post avait rencontrées sur des plateformes de rencontres en ligne. Les femmes ne peuvent pas être identifiées en raison d'une interdiction de publication.

Une des victimes a déclaré que M. Post lui avait dit que si jamais elle le trompait, il pourrait jeter son corps dans l'eau et s'en tirer, parce qu'il était policier.

Femme empoignée par le cou, giflée

M. Post a convenu qu'il n'aurait pas dû faire le commentaire et a déclaré qu'il l'avait fait pour intimider la femme, bien qu'il ait soutenu qu'il n'aurait pas agi sur la menace.

La même femme a déclaré que son agresseur l'a attrapée fermement par le cou et l'a giflée au visage lorsqu'elle a essayé de quitter les lieux, après une dispute. La femme a dit que lorsqu'elle a tenté de riposter, l’homme lui a dit qu'elle était sur le point d’agresser un policier.

Deux des autres accusations d'agression découlent également d'arguments survenus lorsque M. Post a tenté d'empêcher les femmes de le quitter. Dans ces cas, il a saisi les femmes par les poignets.

Le quatrième assaut est survenu à la fin d'un premier rendez-vous, lorsque M. Post a attrapé la femme par le cou et le menton et lui a dit qu'il ne savait pas s'il voulait l'étouffer ou l'embrasser.

Craintes de représailles

Une des femmes a dit qu'elle craignait de porter plainte auprès de la police d'Ottawa après la fin de leur relation de deux ans, car elle craignait que M. Post ne rende sa vie, et celle de ceux qui l'entourent, un véritable enfer.

Les accusations initiales incluaient l'agression présumée d'une femme sous la menace d'une arme en 2017 alors que M. Post était en service. L’équipe de l’émission The Fifth Estate a appris que la femme dans cette affaire était décédée de façon inattendue en septembre.

En octobre 2018, M. Post a été libéré sous conditions strictes de mise en liberté sous caution, notamment l'assignation à résidence et l'interdiction de consulter des sites de rencontres en ligne. La Couronne et la défense ont par la suite négocié un accord de plaidoyer.

Lors des audiences, il a été avancé que M. Post n'avait jamais fait l'objet de mesures disciplinaires de la part de la police d'Ottawa au cours de ses 18 années au service, bien qu'il y ait eu des plaintes contre lui par la section des normes professionnelles du service.

À la fin de l'audience de jeudi, les avocats de M. Post ont déclaré qu'il respecterait ses conditions de libérations conditionnelles jusqu'à l’audience sur la condamnation prévue en avril.

Avec les informations de l'équipe de l'émission The Fifth Estate de la CBC

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