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Journée d'information à Québec pour les victimes de violences sexuelles

Une femme dont le visage est caché par ses mains en premier plan, paume droite sur poing gauche.

La Caravane #MoiAussi sera de passage à Québec le 26 janvier.

Photo : iStock

Après plus d'une année d'existence, la Caravane #MoiAussi sera de passage à Québec pour une journée complète, le 26 janvier. Cette initiative pilotée par l'organisme Juripop permet aux victimes de violences sexuelles d'obtenir gratuitement de l'information juridique et psychosociale.

La Capitale-Nationale sera le tout dernier arrêt de la Caravane #MoiAussi, qui aura ultimement offert ses services à plus d'une centaine de victimes de violences sexuelles dans 11 régions du Québec depuis novembre 2019.

Pandémie oblige, les rencontres d'information offertes à Québec se feront toutefois de manière virtuelle. Les personnes intéressées doivent s'inscrire à l'avance sur le site web de Juripop, ou en téléphonant à l'organisme.

L'avocate Marie-Maude R. Beauvais, responsable du projet, rappelle que l'un des atouts principaux de la Caravane #MoiAussi est sa multidisciplinarité.

En effet, les victimes de violences sexuelles ont la possibilité de rencontrer des avocats, des policiers, des procureurs de la Couronne et des intervenants psychosociaux. C'est vraiment au choix de la personne , indique Me R. Beauvais.

La personne peut faire une rencontre en une seule fois, avec plusieurs intervenants à la fois, donc elle n'a pas à répéter son histoire à plusieurs reprises.

Une citation de :Me Marie-Maude R. Beauvais, chargée de projet chez Juripop

Toutes les raisons de consulter sont bonnes, souligne-t-elle. Il n'y a pas de profil type. Certaines personnes veulent savoir comment fonctionne le processus de plainte.

D'autres ont reçu une mise en demeure de leur agresseur et ne savent pas quoi en faire. Certaines personnes cherchent de l'information pour faire une demande d'indemnisation à l'IVAC.

Il y a des gens qui vont plus venir pour obtenir un soutien émotionnel et ensuite, ça peut amener à faire des références à d'autres organismes pour garder ce contact-là avec la personne , ajoute Me R. Beauvais.

Me Marie-Maude R. Beauvais, chargée de projet chez Juripop

Me Marie-Maude R. Beauvais, chargée de projet chez Juripop

Photo : Juripop

L'effet Rozon et Salvail

Au cours de la dernière année, la Caravane #MoiAussi a réalisé un peu moins de rencontres que prévu. Il y a encore beaucoup de tabous autour des violences sexuelles , constate Me R. Beauvais.

La COVID-19 a aussi ralenti les activités de la Caravane au cours des derniers mois. Puis il y a eu les décisions très médiatisées dans les dossiers de Gilbert Rozon et Éric Salvail, qui ont pu décourager certaines victimes.

Me R. Beauvais espère toutefois que l'effet inverse se produise. Je pense que ça peut aussi motiver des gens à venir en parler, justement pour que les choses changent.

Devant les tribunaux, chaque cas est différent, rappelle-t-elle. Autrement dit : deux acquittements très médiatisés ne sont pas représentatifs de ce qui se passe au quotidien dans les palais de justice.

Ce sont des décisions importantes, mais ça ne représente pas toutes les décisions au niveau des violences à caractère sexuel. Il y a plusieurs autres décisions qui ne sont pas autant médiatisées et qui vont se solder par une condamnation.

Une citation de :Me Marie-Maude R. Beauvais, chargée de projet chez Juripop

Informer, mais pas conseiller

La mission de la Caravane #MoiAussi n'est cependant pas d'offrir des conseils juridiques aux victimes, mais plutôt de les informer le mieux possible.

Pour ce faire, Juripop peut compter sur deux partenaires importants : le réseau des Centres d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC) et le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

La porte-parole du DPCP, Me Audrey Roy Cloutier, indique par courriel que les procureurs qui participent à la Caravane #MoiAussi ont le mandat d'expliquer le processus judiciaire, d’illustrer la collaboration étroite des procureurs avec les [...] CAVAC et les policiers, par exemple .

On n'est jamais là pour pousser la personne à porter plainte, précise Me R. Beauvais.

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