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Fillette morte à Laval : la mère accusée de voies de fait et de négligence

Un périmètre de sécurité.

La mort de la fillette de 7 ans a semé la consternation dans le quartier Chomedey de Laval, où elle vivait.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Lauzon

Radio-Canada

Les enquêtes des crimes majeurs du Service de police de Laval (SPL) ont fait aboutir une affaire qui a semé l'émoi pendant les Fêtes.

La mère de la fillette de 7 ans morte le 3 janvier dans des circonstances nébuleuses a été arrêtée et accusée vendredi. Selon nos informations, la femme de 35 ans s'est présentée jeudi soir à un poste de police à la demande des enquêteurs.

L'accusée – qu'on ne peut identifier en raison d'une ordonnance de la cour – a comparu vendredi après-midi par visioconférence en compagnie d'un interprète. Elle n'a pas dit un mot; ce sont les avocats qui ont échangé devant le juge.

Les accusations déposées contre la mère de famille sont très sérieuses et pourraient lui valoir une peine de prison à perpétuité.

Elle fait face à un chef de négligence criminelle ayant causé la mort, pour des gestes posés du 30 décembre au 3 janvier; ainsi qu'à un chef de voies de fait, pour des gestes commis entre le 1er juin 2020 et le 3 janvier dernier.

L'avocat de la Couronne, Nektarios Tzortzinas, s'est aussitôt opposé à sa remise en liberté, vu la gravité des infractions. Les deux parties reviendront devant le juge lundi pour en débattre.

Un drame affligeant

La mort de la fillette a semé la consternation dans la population, particulièrement dans le quartier Chomedey de Laval, où elle vivait.

Fait rare, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a même fait savoir qu'elle mènerait sa propre enquête sur ce drame en sus de celle du SPL.

La victime, gravement mutilée, avait été transportée d'urgence du domicile familial à l'Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal, où son décès avait été constaté. Les quatre ambulanciers paramédicaux concernés ont été marqués par l'événement, si bien qu'ils sont toujours en arrêt de travail.

Les policiers de Laval, eux, ont mené une enquête atypique dans les jours qui ont suivi, notamment en raison de la barrière linguistique : presque aucun membre de la famille de la jeune victime qui habitait sous le même toit ne parlait français ni anglais. Et ceux-ci ont très peu collaboré avec les policiers, malgré la présence d'un interprète.

Il a fallu que l'équipe des crimes majeurs fasse appel entre autres à la science médico-légale pour faire aboutir l'enquête criminelle, qui est loin d'être terminée.

Avec des informations de Pascal Robidas

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