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Fredericton lance une enquête du coroner sur la mort de Michel Vienneau

Photo de famille de Michel Vienneau souriant vêtu d'un complet avec cravate

Michel Vienneau a été abattu lors d'une opération policière à la gare de Bathurst, au Nouveau-Brunswick, en janvier 2015.

Photo : Famille Vienneau

Radio-Canada

Le coroner en chef du Nouveau-Brunswick prépare une enquête sur la mort de Michel Vienneau, abattu lors d'une opération policière à la gare de Bathurst en janvier 2015.

L'enquête factuelle indépendante se tiendra du 27 avril au 7 mai au centre de conférence de l'hôtel Danny’s Inn à Beresford, a annoncé le coroner en chef, Jérôme Ouellette, vendredi matin.

Des témoins seront sommés à comparaître afin de préciser les faits. Le jury, qui sera présidé par M. Ouellette, pourra ensuite formuler des recommandations visant à prévenir d’autres décès dans des circonstances semblables.

Tué après avoir été pris à tort pour un trafiquant de drogue

Michel Vienneau a été abattu par les agents de la Force policière de Bathurst Mathieu Boudreau et Patrick Bulger le 12 janvier 2015. Les policiers soupçonnaient Michel Vienneau, à tort, d'être un trafiquant de drogue après avoir reçu un renseignement anonyme provenant d’Échec au crime. Il n'y a aucun moyen de connaître l'identité d'un informateur d'Échec au crime.

Mathieu Boudreau a expliqué, en audience d'arbitrage en 2019, qu'il n'avait eu d'autre choix que de tirer sur l'homme d'affaires de 51 ans pour protéger son collègue. Les deux policiers s'étaient rendus à la gare en civils pour appréhender un homme revenant d'un voyage en train, qu'ils croyaient être un trafiquant de drogue.

Selon leur témoignage, la situation a vite dégénéré quand l'agent Bulger s'est retrouvé coincé entre un banc de neige et la voiture de Michel Vienneau, qui commençait à reculer pour fuir les lieux.

Photo de la voiture des policiers et de la voiture de Michel Vienneau, prise de haut.

L’intervention policière du 12 janvier 2015 s’est soldée par la mort de Michel Vienneau.

Photo : Gendarmerie royale du Canada

La conjointe de M. Vienneau, Annick Basque, qui était présente lors du drame, a déclaré qu'ils ont tenté de s'enfuir parce qu'ils pensaient faire face à une menace. Elle a affirmé qu'ils ont été pris de panique à la vue des hommes armés s'avançant vers eux, ne sachant pas qu'ils étaient des policiers en civils.

Les agents Boudreau et Bulger ont dû répondre à des accusations de violations au code de déontologie de la Force policière de Bathurst, dont une d'abus d'usage d'une arme à feu. Ils ont été blanchis en janvier 2020 et ont pu reprendre le travail.

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