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La mort d'un employé de la traverse Saint-Augustin demeure un mystère

L'aéroglisseur reliant Saint-Augustin et Pakuashipi, sur la rivière Saint-Augustin en Basse-Côte-Nord

Deux autres employés de la traverse de la rivière Saint-Augustin avaient été hospitalisés le 28 juin 2019 (archives).

Photo : Société des traversiers du Québec

La mort d'un employé de la traverse de Saint-Augustin, survenue en 2019, est « de cause inconnue, mais probablement d'origine naturelle », conclut le Bureau du coroner.

La mort de l'employé en question, Ian Morency, 39 ans, était survenue le 28 juin 2019. Après avoir terminé son travail à la traverse, il s'était rendu chez lui, puis chez un ami où il avait consommé deux bières et du cannabis avant de tomber subitement au sol, inconscient, peut-on lire dans le rapport.

Malgré des manœuvres pour le réanimer par les infirmières du dispensaire de La Tabatière, il n'a pu être sauvé et son décès a été constaté quelques heures plus tard.

Il ne s'était plaint d'aucun malaise qui aurait pu expliquer son décès, mais souffrait d'une maladie cardiaque légère à modérée. Son décès ne serait cependant pas lié à cette maladie.

Des hypothèses avaient été avancées concernant une possible intoxication de son lieu de travail, puisque d'autres travailleurs de la traverse entre Saint-Augustin et Pakuashipi s'étaient plaints de malaises, dont deux qui avaient été hospitalisés.

Le coroner souligne cependant que les analyses effectuées lors de l'autopsie et les recherches effectuées par la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) révèlent qu'aucun produit toxique n'a pu causer le décès de lan Morency.

Rien ne démontrait que le décès était relié avec l'emploi occupé.

Extrait du rapport du coroner Bernard Lefrançois

De plus, les malaises éprouvés par les collègues de travail de M. Morency n'étaient pas de même nature et rien non plus ne démontrait un lien avec leur emploi, précise le rapport.

Finalement, le coroner estime que les traces d'alcool et de cannabis détectées dans l'organisme de M. Morency n'étaient pas en quantité suffisante pour causer son décès.

Ainsi, le coroner estime qu'il n'est pas en mesure d'établir une cause précise et probable de décès dans le cadre de cette affaire.

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