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Ontario : le variant britannique de la COVID-19 circule dans la communauté

Un travailleur de la santé couvert d'équipement de protection met un échantillon dans un sac à Samut Sakhon, en Thaïlande.

L'Ontario signale 14 cas de la nouvelle variante du coronavirus. Au moins trois d'entre eux n'ont aucun lien avec un voyage.

Photo : AFP / JACK TAYLOR

Radio-Canada

Le bureau de santé publique de la région de York, au nord de Toronto, signale trois cas du variant britannique de la COVID-19. Ces cas n'ont aucun lien avec des voyages internationaux, ce qui suscite des inquiétudes quant à la propagation de la souche dans la communauté.

Le variant, connu sous le nom de B117, a été identifié pour la première fois au Royaume-Uni et a entraîné une augmentation rapide du nombre de cas. Il serait de 50 % à 74 % plus contagieux que les souches jusqu'ici en circulation.

Les projections du gouvernement de l'Ontario prévoient que la propagation communautaire du variant pourrait faire doubler les infections par la COVID-19 tous les 10 jours d'ici mars. En ce moment, le nombre de nouveaux cas double tous les 35 à 40 jours.

Il existe des preuves de transmission communautaire dans la région de York, affirme le Dr Karim Kurji, médecin hygiéniste de la région de York.

14 cas confirmés en Ontario

La province comptait 14 cas confirmés du nouveau variant de la COVID-19 jeudi.

Ce nombre peut sembler faible, puisque ce variant est plus contagieux, mais peu de tests sont menés pour détecter cette souche. Selon les lignes directrices de Santé publique Ontario, les échantillons ne sont analysés en tenant compte du variant B117 que dans un petit nombre de circonstances.

Une enquête de CBC révélait que les deux premiers cas connus du variant B117 au pays ont été découverts par hasard.

Ces cas ont été confirmés au sein d'un couple de la région de Durham, en Ontario. Le couple est d'ailleurs accusé d'avoir caché des renseignements aux autorités sanitaires.

Actuellement, Santé publique Ontario teste entre 500 et 600 échantillons par semaine dans le but de détecter le variant britannique du virus. L'Ontario enregistrait 3326 nouveaux cas de COVID-19 jeudi et avait effectué 71 169 tests la veille.

Nous surveillons [la situation]. Notre système de laboratoire développe des tests spécifiques qui sont utilisés pour identifier le variant britannique dès que possible, a dit le médecin hygiéniste en chef de l'Ontario, le Dr David Williams, jeudi.

Assurer le suivi auprès des contacts

L'arrivée de la nouvelle souche ne semble pas avoir incité l'Ontario à adopter une nouvelle stratégie de recherche des contacts.

Aucun changement n'a été apporté au processus de gestion des cas et des contacts en fonction du type de souche, précise un porte-parole du bureau de santé publique de Toronto. La déclaration écrite souligne que le bureau de santé publique suit les directives du gouvernement provincial pour le protocole de recherche des contacts.

Selon le directeur des soins intensifs à l'Hôpital Michael Garron, à Toronto, le Dr Michael Warner, les autorités devraient faire tout leur possible pour en savoir plus sur les nouvelles souches du virus. À ce stade, le Dr Warner estime qu'il est difficile de déterminer la gravité de la propagation dans la communauté puisque le nombre de tests effectués pour détecter les différentes souches est limité.

Avec les informations de CBC

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