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Réécrire le scénario de sa vie après la DPJ

Marie-Lou Béland.

Marie-Lou Béland, cinéaste, vidéaste et éducatrice spécialisée

Photo : André Vuillemin

Devenir adulte et autonome après des années en familles d’accueil et en centre jeunesse, c’est comme sauter dans le vide sans filet de protection. La cinéaste, vidéaste et éducatrice spécialisée Marie-Lou Béland a connu l’itinérance et tous les problèmes qui s’y rattachent. Malgré toutes ces embûches, elle s’en est sortie et a réussi à se construire une vie exemplaire.

Juin 2006, c’est l’anniversaire de Marie-Lou. Pour ses 18 ans, elle reçoit en cadeau sa liberté. Depuis ses 15 ans, elle est hébergée et mise sous garde fermée dans un centre de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). Mais cette journée-là, elle doit partir, car légalement, elle n’est plus sous la responsabilité de la DPJ. Pour seuls bagages, Marie-Lou a un sac et une boîte en plastique pour les papiers qu’elle accumule depuis cinq ans et qui résument sa vie à la DPJ : des ordonnances de la Chambre de la jeunesse, des plans d’intervention, des photos... Il est bien rempli, chargé, lourd comme son passé.

Ce qui devrait être un jour joyeux est pourtant assombri par la peur. Au fond d’elle-même, Marie-Lou craint ce qui s‘en vient. Devant les onze autres filles de son unité, elle cache ses angoisses et préfère leur faire croire qu’elle est bien contente de pouvoir quitter définitivement le centre jeunesse.

J’étais vraiment stressée. J’aurais pu partir le matin, mais j’ai étiré ça jusqu'à 17 h avant de partir, parce que ça ne me tentait pas. Je m’en allais devant rien.

Marie-Lou

C’est qu’entre les murs du centre, elle a une vie bien organisée et sécuritaire. Elle a un toit, des repas et des éducateurs en qui elle peut avoir confiance. Et surtout, elle n’a pas du tout envie de devenir une grande personne. Les adultes l'ont si souvent déçue.

Enfance instable

Aussi loin qu’elle se rappelle, Marie-Lou a toujours grandi dans un milieu instable et fracturé. C’est son père alcoolique qui l’élève, seul, et il n’a pas les compétences parentales pour prendre bien soin d’elle. Elle se rappelle que, jusqu’à l’âge de 12 ans, sa vie en Mauricie est ponctuée de déménagements à répétition, de séjours chez sa marraine et sa grand-mère, quand son père était tanné.

Des fois il disparaissait des "boutes", des fois il me reprenait. C’était ça. Je me souviens qu'à un moment donné, il m’a juste débarquée chez ma marraine avec mes sacs poubelles. J’attendais qu’elle revienne. Elle n’était pas au courant. Elle m’a toujours accueillie, au moins.

Parfois, elle passe du temps avec ses amis, et à son retour à la maison, la porte est fermée à clé. Elle attend des heures avant que son père revienne. Des fois, c'était ma voisine qui me prenait en pitié et qui me faisait manger, se remémore-t-elle.

Pendant toutes ces années, sa mère est complètement absente de sa vie. Son père lui fait même croire qu’elle est morte… jusqu’à ce jour. À un moment donné, à la Classique de canots, à Trois-Rivières, mon père était saoul, et on a croisé ma mère. Il m’a juste mise devant elle. J’étais vraiment jeune, genre 5 ans, et il m’a dit : "Tiens, c’est elle ta mère". Après ça, je ne l’ai plus revue, mais je savais qu’elle était en vie.

Marie-Lou raconte qu’elle a oublié certains moments durs de son enfance. Elle sait qu’il y a eu des périodes sombres, des moments vraiment épeurants.

Je sais que j’ai eu des signalements. J’avais des bleus, mais honnêtement, je n’ai pas de souvenirs précis de ça. J’ai des petits flashs, mais aussi de gros blackouts de cette époque-là.

J’ai comme fait un clivage, c’est comme le rideau noir, si on veut. Il y a des bouts dont... je ne me souviens pas du tout.

Marie-Lou

Au début de son adolescence, elle manifeste son intention de retrouver sa mère. Cette démarche met son père en colère. Il décide alors de quitter la Mauricie et d’aller vivre à Drummondville pour être sûr qu’on soit loin de tout le monde, précise-t-elle.

L’arrivée à Drummondville représente un tournant important dans sa vie, puisque l’école fait un signalement à la DPJ. Ma grand-mère couvrait tout le temps mon père, mais à Drummond, elle ne pouvait pas faire ça.

À sa grande surprise, la DPJ la place non pas en raison de la négligence de son père, mais à cause de ses troubles de comportement. La raison : elle ne va pas à l’école. Quand t’as pas de modèle, que tu peux faire un peu ce que tu veux et que tu ne manges pas, ce n’est pas très motivant d’aller à l’école.

Marie-Lou marche dans la rue avec sa valise

Une jeunesse instable, à se trimballer avec sa valise

Photo : Archives personnelles de Marie-Lou Béland

Après ce placement de 30 jours, la travailleuse sociale veut qu’elle retourne vivre avec son père. À son grand désarroi. Quand j’ai vu ce que c’était un vrai milieu, même si ce n’est pas l’fun être en famille d’accueil, je me suis dit : "Oh my god, c’est ça la vie? Je ne suis pas obligée de vivre dans la peur, dans la faim, dans le manque?”

Cette prise de conscience incite Marie-Lou, alors âgée de 13 ans, à demander à la DPJ de la retirer de son milieu et d’être placée jusqu’à sa majorité. Même si elle y voit une occasion de se refaire une belle vie, rien ne sera simple. Elle fait plusieurs foyers avant d’accepter de donner sa confiance. Vers l'âge de 14 ans, elle finit par trouver sa famille d’accueil. 

Avec le temps, ils ont réussi à m’apprivoiser, j’étais vraiment attachée à cette famille. Ils me reflétaient que j’étais quasiment comme leur fille. Ça s’est mis à bien aller. À l’école, j’étais en cheminement particulier parce que je manquais trop d’école. Ils m'ont remise en enrichi dans une école régulière. C’était du jamais-vu, explique-t-elle avec fierté.

Le bonheur est cependant de courte durée. Alors que Marie-Lou a 14 ou 15 ans, la famille d’accueil est dissoute pour des raisons juridiques. Boom! , résume tristement Marie-Lou. Les huit enfants de la DPJ sont séparés et relocalisés. 

À partir de là, j’ai dit non! Je ne m’attache plus à personne. De toute façon, vous venez juste de me confirmer ce que je pensais depuis le début. Que l’adulte, c’est dangereux.

Marie-Lou

Vivre l'itinérance

Marie-Lou n’arrive plus à trouver son bien-être. Il s’ensuit de nombreux séjours dans différentes familles d'accueil, et une succession de fugues.

J’ai fugué à répétition, jusqu'à tant qu’ils me mettent en centre d'accueil sécurisé fermé. Ça veut dire une prison finalement. On retrouvait les jeunes contrevenants et les jeunes comme moi, en protection de la jeunesse, dans la même unité. On se retrouvait là quand il n’y avait plus nulle part qui pouvait fitter.

Un avis de recherche publié dans le journal Le Nouvelliste

Un avis de recherche lancé à la suite d'une fugue de Marie-Lou

Photo : Le Nouvelliste de Trois-Rivières

La nouvelle résidence de Marie-Lou devient donc le Pavillon Laforest, du centre jeunesse de Drummondville. Après un certain temps, elle s’y sent bien et elle y trouve l’encadrement et la sécurité dont elle a besoin.

Moi, ce qui m’a beaucoup aidée dans mon parcours au centre jeunesse, c’est une éducatrice en particulier qui est sortie du cadre, qui venait me rendre visite les dimanches, parce que je n’avais pas de visites, se souvient-elle.

Paradoxalement, c’est durant cette période qu’elle fait l’expérience de la rue à Montréal. Lors d’activités extérieures, elle en profite pour se pousser . Souvent, j’allais à Montréal. J’avais moins de chances qu’ils me retrouvent là-bas. Quand t’as 15 ans, pis que tu te ramasses dans la rue, tu ne sais pas quoi faire. Tu te fais ramasser par des pas bons. Tu te fais spotter tout de suite.

Marie-Lou sur les rails d'un chemin de fer

« Il y a beaucoup de violence. Si tu veux t'en sortir, ben, tu fais un peu la loi de la rue. »

Photo : Archives personnelles de Marie-Lou Béland

Ses fugues sont ponctuées de rencontres, de recherches d’expériences et de consommation de drogues. Elle est en mode autodestruction.

Tout le monde trouvait ça normal que je sois gelée ben raide toute seule ou avec quelqu’un à faire ce qu'il faut pour survivre dans la rue. Faque... il y a beaucoup de violence, beaucoup de violence… Si tu veux t’en sortir, ben, tu fais un peu la loi de la rue. Tu fais ce qu'il faut pour survivre.

Marie-Lou

Mais celle-ci est impitoyable envers Marie-Lou. Elle fait des rencontres malheureuses. La dernière fugue, ils m’ont retrouvée à terre dans un parc, genre un peu inconsciente. Il pleuvait à "siaux", c’est pour ça que les policiers se sont dit que ce n’était pas normal. À ce moment-là, ils m’ont rentrée au centre jeunesse et Claude, mon éducatrice, elle m’a dit : "J’ai rarement vu durant toute ma carrière quelqu’un d’aussi "magané" que ça". Psychologiquement je n'étais plus là.

Le chemin qu’emprunte Marie-Lou, à sa sortie définitive du centre jeunesse, semble donc tout tracé. Maintenant majeure, elle se dirige vers Montréal pour commencer sa nouvelle vie d’adulte. Elle passera environ trois mois au total dans la métropole, entrecoupés d’une courte période pour traiter ses problèmes de consommation. Elle est plus seule que jamais, enfoncée dans les paradis artificiels.

J’ai dormi sur un trottoir. J’ai quêté. J’ai touché le fond carrément. Ça a été une solide descente.

Marie-Lou
Marie-Lou sur un viaduc

"Quand t’as 15 ans, pis que tu te ramasses dans la rue, tu ne sais pas quoi faire. Tu te fais ramasser par des pas bons."

Photo : Archives personnelles de Marie-Lou Béland

Pour remonter, elle se tourne vers sa seule référence, le centre jeunesse.

Avant mes 18 ans, je pouvais m’arranger pour retourner au centre jeunesse. Prendre une douche, être logée, nourrie, mais là, je ne pouvais rien faire. Il n’y avait personne pour me ramasser.

Heureusement pour elle, il y a son ancienne éducatrice, Claude, qui répond à ses appels et s’occupe de Marie-Lou, même si elle n’est plus au Pavillon Laforest. C’est ce qui fera toute la différence.

Elle a toujours été là. Elle m'emmenait manger au resto. Elle me disait de revenir à Drummond.

Elle écoute finalement le conseil de Claude. À son retour à Drummondville, elle est dirigée vers les Auberges du cœur, où elle se reconstruit, petit à petit. J’ai eu un déclic à un moment donné, et j’ai eu peur pour ma vie, se remémore-t-elle. Après ça, c'est juste monté, mais ça n’a pas été facile tout le temps.

Choisir de s’en sortir, ça fait bien plus peur que d’aller vers ce que l’on connaît, mais c’est bien plus payant au bout de la ligne.

Marie-Lou
Claude Fréchette et Marie-Lou Béland

Claude Fréchette, éducatrice au Pavillon Laforest, a été une bouée de sauvetage pour Marie-Lou Béland.

Photo : Archives personnelles de Marie-Lou Béland

Elle fait la rencontre d’un autre éducateur qui sera significatif pour elle, Marc. Tout comme Claude, il est encore dans sa vie aujourd’hui. Ils représentent tous les deux les figures maternelle et paternelle qu’elle n’a pas eues. Aux Auberges, elle se fait un plan de vie. Son objectif : terminer son secondaire, puis aller au cégep.

Les gens disaient que c’était peut-être irréaliste de faire ça en six mois, mais finalement c’est ça qui est arrivé. J’ai fini mon secondaire 4 et 5 en 6 mois, et après je suis entrée au cégep. En l'espace d’un an, ma vie venait de changer complètement.

Un choix déterminant

Dans la salle Alfred-Desrochers du Cégep de Sherbrooke, Marie-Lou se remémore tous les moments difficiles de sa vie. Cet endroit représente le côté lumineux, sa résurrection en quelque sorte.

C'est lorsqu’elle entre au programme de technique en éducation spécialisée que sa vie d’adulte prend un tournant positif. Ce choix de programme apparaît comme une évidence pour elle. 

Réussir, dans ma tête, c’était pas mal être éducateur. Être sain d’esprit, c’était être éducateur parce que c’était le seul modèle positif que j’avais eu.

Elle souligne d’ailleurs avoir eu des professeurs exceptionnels. Elle pense, entre autres, à Hélène et à Michèle, qui agissent presque comme des intervenantes auprès d’elle lorsqu’elle commence son programme. Cette bienveillance l’aide à faire sa place.

Veux, veux pas, tu le sais que tu n’as pas le même background que personne. Dans ma tête, tout le monde qui était au cégep était normal, avec une vie parfaite. Finalement, je me suis rendu compte que tout le monde a ses batailles. C’était anxiogène, mais j’ai persévéré.

Toujours au cégep, elle présente une pièce de théâtre qu’elle a écrite alors qu’elle résidait aux Auberges du cœur, une pièce qui traite de la prostitution juvénile. Pour la production, elle s’adjoint la collaboration de résidents de la Maison L’Intégrale de Sherbrooke, un organisme de réinsertion sociale. Elle remet les profits aux Auberges du cœur, une façon de remercier ceux qui l’ont aidée à concrétiser son plan de vie.

Présentation de la pièce de théâtre “En quête de liberté” aux Auberges du coeur

Présentation de la pièce de théâtre “En quête de liberté” aux Auberges du coeur

Photo : Archives personnelles de Marie-Lou Béland

Au terme de ses études, elle reçoit le Prix Personnalité TES (technique d’éducation spécialisée), et elle anime le bal des finissants. 

Pour moi le cégep, ç'a été un changement de vie complet.

Marie-Lou

Avec son diplôme en poche, Marie-Lou se dit qu’elle pourra peut-être faire une différence dans la vie de certains jeunes. Elle pourra mettre ses connaissances, mais aussi toute son expérience personnelle à contribution.

Toutefois, la tâche s’avère plus difficile que prévu. Elle travaille quatre ans au Centre de réadaptation Val-du-Lac de Sherbrooke, mais sans jamais vraiment arriver à créer ce lien si essentiel au rétablissement des adolescents. Je vivais trop d’injustice, je trouvais qu’on ne pouvait pas assez faire la différence. On est tellement limité dans nos interventions, souligne-t-elle.

À défaut de travailler directement sur le terrain comme éducatrice avec les jeunes, elle s’y prend d’une autre façon. Elle tente de créer des passions. Celle qu’elle a pour le cinéma l’a grandement aidée à s’en sortir. Lors de ses tournages, elle a toujours le souci d’inviter un adolescent à vivre cette expérience.

J’écris toujours à un éducateur du centre jeunesse pour voir s'il n’y a pas un jeune qui pourrait venir, je ne sais pas, développer une passion, d’aller vers le positif plutôt que sur le négatif.

Une vie heureuse comme jamais

Marie-Lou et la boîte de plastique, contenant les documents de la DPJ

Le résumé d'une vie à la DPJ dans une boîte de plastique

Photo : André Vuillemin

J’ai fait beaucoup de travail sur moi-même, et je continue mes suivis. C’est comme si... il y a toujours un trou qui reste là. Au lieu de tomber dedans, tu apprends à le contourner, ou t’apprends à le remplir d’autres choses.

Marie-Lou est aujourd’hui âgée de 32 ans et elle semble de plus en plus en paix avec son passé. En ressassant tous ses souvenirs, elle a même presque l’impression de raconter la vie de quelqu’un d'autre. Elle a dû à un moment se dissocier de cette période pour pouvoir se bâtir une autre vie. C’est pourquoi certaines relations liées à cette époque tumultueuse restent difficiles à maintenir.

Elle n’a plus de contacts avec son père. Elle précise que cette relation ne lui apportait que du négatif et qu’elle était toujours à l’envers quand elle le voyait. Malgré tout ce qui s’est passé, précise-t-elle, je ne veux pas dénigrer mon père parce que je sais que maintenant... même si ça fait dix ans que je ne l’ai pas vu, il est dans les A.A. (Alcooliques anonymes), il s’en sort. Il est bien sensible là. Je ne veux pas faire de peine à personne dans ce que je dis [mais] ça reste que dans ce temps- là, il n’était vraiment pas adéquat. Il était explosif.

Si elle coupe les liens avec son père, en revanche, elle retrouve sa mère. Tout cela se construit bien lentement avec la peur inconsciente d’être rejetée à nouveau. Marie-Lou ne peut pas dire qu’elles ont une relation mère-fille, mais c’est de mieux en mieux. Sa mère lui répète souvent que son plus grand regret est de l'avoir abandonnée.

Je pense qu’elle est partie par peur, parce que j’ai une sœur un an plus jeune que moi, et elle l’a gardée. Elle l’a élevée, et ma sœur est très saine d’esprit. Ce n’était pas une mère négligente. C’était une mère pauvre, en difficultés dans ce temps-là, qui a cédé à la pression, quant à moi.

Elle n’a plus vraiment de contacts avec ses amies de l’époque, mais elle les porte toujours dans son cœur. Elles auront toujours une place de choix. Elle confie même que par moment, elle se sentait coupable de s’en être sortie, alors que certaines d'entre elles vivaient toujours de grandes difficultés. Ça me faisait vraiment de la peine. Il y en a qui ont l’air de s’être stabilisées avec les années, pis qui ont l’air pas pires, ajoute-t-elle pour se rassurer.

Marie-Lou travaille aujourd’hui comme éducatrice spécialisée au CRDITED de l’Estrie, le Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement. Elle poursuit aussi des études en cinéma à l’UQAM. Paradoxalement, cette université est située au cœur du secteur de Montréal où elle a vécu les moments les plus durs de sa vie. À l’époque où elle était itinérante, elle utilisait même parfois les toilettes de l’institution d’enseignement pour se laver.

Peu importe notre vécu, peu importe d’où on vient, l’important, c’est ce qu’on fait avec. C’est pas impossible de s’en sortir. Tout est possible. C’est ce qui est beau là-dedans. On ne choisit pas le début de l’histoire, mais on peut réécrire la fin.

Marie-Lou

Marie-Lou Béland a réalisé une vingtaine de courts-métrages, documentaires et vidéoclips, dont le dernier de David Goudreault et Luce Dufault, Mémoires. (Nouvelle fenêtre)

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