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Hausse marquée des demandes d'aide médicale à mourir en Estrie

Une médecin au chevet d'un patient âgé.

Une médecin au chevet d'un patient âgé.

Photo : iStock

Radio-Canada

Année après année, les demandes d’aide médicale à mourir sont en augmentation dans la région. Dans son rapport annuel 2019-2020, le CIUSSS de l’Estrie - CHUS fait état d’une hausse de 40 %.  Au total, 240 personnes ont formulé une demande et un peu plus de la moitié ont pu en bénéficier.

« Cette tendance est présente depuis l’entrée en vigueur de la Loi. Il n’y a aucun enjeu d’accès à l’aide médicale à mourir. Plusieurs mentorats ont été donnés au cours de cette année » souligne-t-on dans le document présenté jeudi soir lors du conseil d'administration de l'établissement.

Les critères pour avoir accès à l’aide à mourir, c’est vraiment une fin de vie imminente auprès d’une personne qui a la capacité de prendre cette décision éclairée ou qui a vraiment une souffrance existentielle, a tenu a rappelé la présidente-directrice générale adjointe au CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Robin-Marie Coleman. Ça ne se résume pas uniquement au cas de cancer, ça peut aussi être une maladie chronique.

Parmi les 240 demandes, 104 d’entre elles n’ont pas pu être accordées. Dans la moitié des cas, le patient est décédé avant d’obtenir l’aide médicale à mourir.

Une quinzaine de patients ne répondaient pas aux critères et 13 ont changé d’idées en cours de route.

Délais respectés

Il doit y avoir un délai de 10 jours entre le moment où est faite la demande d'aide médicale à mourir et le moment où elle est administrée.

Le tout entre en très grande proportion dans le délai de dix jours a souligné Karine Duchesneau du programme santé physique générale et spécialisée.

Le CIUSSS de l’Estrie – CHUS note également une augmentation significative du nombre de sédations palliatives continue. Ce sont 158 personnes qui ont opté pour cette alternative.

« Ce soin consiste en l’administration de médicaments à une personne en fin de vie en la rendant inconsciente, de façon continue, et ce, jusqu’à son décès », précise-t-on sur le site web du réseau de la santé de l'Estrie.

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