•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des animaux de compagnie involontairement piégés dans des collets à Port-Cartier

Un collet à lièvre installé sur une branche dans la forêt.

Des animaux de compagnie restent parfois piégés dans des collets destinés à des animaux de la forêt.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Dans les zones résidentielles boisées de la Côte-Nord, des animaux de compagnie qui s'aventurent dans les parages se font parfois prendre dans des collets de trappeurs. Si les collets sont posés en toute légalité assez près de ces zones, leur présence mène parfois à des fins tragiques.

Jennifer Dubé a sauvé le chien de son voisin qui était resté piégé dans un collet à renard la semaine dernière.

On a trouvé le chien, dans un sentier de collets, pris à la gorge.

Jennifer Dubé

Par chance qu’il a été vocal, parce que personne ne l’aurait jamais trouvé je crois, il serait mort de faim ou de froid, soutient Mme Dubé.

Ce n’est pas la première fois que cette Port-Cartoise vit une telle expérience. Elle a déjà perdu un chat dans un collet près de chez elle.

Elle s'inquiète maintenant pour les animaux de compagnie qui vivent dans son quartier : Ça va être notre chien la prochaine fois qui n’aura pas la chance de s’en sortir indemne. Ça nous stresse tout le temps.

Jennifer Dubé habillée en hiver devant une forêt.

Jennifer Dubé, résidente de Port-Cartier

Photo : Radio-Canada / Félix Lebel

Jennifer Dubé souhaiterait que la présence des collets soit mieux indiquée, même s'ils sont installés dans des endroits où il est permis de le faire.

Partager la forêt

Richard Audy est trappeur professionnel et instructeur pour les cours de piégeage. Selon lui, même si la pratique de poser un collet en zone périurbaine est légale, il revient aux trappeurs et aux résidents de faire preuve de bonne foi.

Ici c’est des territoires libres, il [le trappeur] a le droit d’aller en forêt à proximité des habitations, sauf que c’est sûr qu’il y a des aspects éthiques et des aspects de gros bon sens, affirme-t-il.

Les animaux de compagnie devraient être maintenus en laisse pour s'assurer d'un partage équitable de la forêt, pense le trappeur.

Richard Audy en entrevue devant son garage.

Richard Audy est trappeur professionnel

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

[C’est] 50/50! Il faut s'entendre avec les autres utilisateurs. Moi je dis que la forêt appartient autant à ceux qui viennent prendre des marches dans le bois, qu'à ceux qui font du piégeage, qu'à ceux qui font de la chasse, qu'à ceux qui font de la pêche. Elle appartient à tout le monde , soutient le M. Audy.

Mme Dubé et M. Audy s’entendent tous deux pour dire que la communication entre trappeurs et résidents est la clé pour éviter que des animaux soient inutilement pris dans des collets.

Avec les informations de Félix Lebel

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !