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Cinémas : à cause de la COVID-19, les recettes ont chuté de 75 % au Québec

« Les chiffres auraient été pires sans les films québécois. Si on fait mieux que le Canada anglais, c’est exclusivement grâce à notre cinématographie locale. »

L'un des hommes pointe un pistolet en direction de l'autre.

Gilbert Sicotte et Sergio Castellitto dans une scène du film « Mafia inc. »

Photo : Les films Séville

Radio-Canada

Les cinémas québécois ont enregistré 45 millions de dollars de recettes en 2020, soit 75 % de moins que l’année précédente. Ces résultats auraient été encore plus mauvais sans le cinéma québécois, qui voit sa part de marché passer de 7,5 % à 11,7 %. 

Ce n’est pas une surprise, mais ces chiffres sont désastreux, constate Éric Bouchard, président de la Corporation des salles de cinéma (CSCQ). 

[Ils] mettent en évidence la violence de l’impact de la pandémie sur les salles de cinéma, a-t-il ajouté, dans un communiqué publié conjointement par la CSCQ et l’Association des propriétaires de cinémas du Québec.

En 2020, en plus d’avoir gardé leurs portes closes de la mi-mars jusqu’à début juillet et d’avoir connu un été perturbé par le manque de gros films américains, une bonne partie des cinémas québécois sont fermés depuis le début du mois d’octobre.

Avec 2,7 millions de dollars, le film 1917 arrive en tête des films ayant totalisé le plus de recettes l’an dernier, devant les productions ou coproductions américaines Sonic le hérisson (Sonic the Hedgehog), Mauvais garçons pour la vie (Bad boys for life), Dolittle et Tenet

De jeunes soldats courent dans un champ, la fumée d'une explosion derrière eux.

Le film «1917», de Sam Mendes

Photo : DreamWorks SKG

Plus de visibilité pour le cinéma québécois

Le premier film québécois, Mafia inc., se classe sixième avec près d’1,3 million de dollars. 

Les 10 films québécois ayant enregistré le plus de recettes en 2020

  • Mafia inc.  – 1 275 929 $ 
  • Suspect numéro un (Target Number One) – 765 126 $
  • Mon cirque à moi – 662 198 $ 
  • 14 jours 12 nuits – 294 350 $
  • Les Rose – 220 789 $
  • Flashwood – 214 276 $
  • La déesse des mouches à feu – 186 105 $ 
  • Nadia, butterfly – 88 656 $
  • Jukebox – 53 384 $ 
  • Slaxx – 27 880 $

Grâce au peu de films américains sortis depuis le printemps dernier et au travail collectif mené par le milieu du cinéma québécois, la part de marché du cinéma local s’est élevée à 11,7 %, un chiffre jamais atteint depuis 2009. 

Les chiffres des recettes des cinémas d’ici auraient été pires sans les films québécois. Si on fait mieux que le Canada anglais, c’est exclusivement grâce à notre cinématographie locale, affirme Éric Bouchard. 

Au printemps dernier, un Comité de relance du cinéma au Québec a été créé en raison de la pandémie. Cela a permis aux gens du milieu de s’entendre pour permettre une sortie ordonnée des films québécois et éviter ainsi qu’ils ne se concurrencent entre eux, explique-t-il. 

Les Films Séville ont pris un risque en lançant Suspect numéro un dès la réouverture des cinémas au début du mois de juillet, puis en sortant Mon cirque à moi en août.

Ce pari leur aura permis de voir ces deux films prendre respectivement les deuxième et troisième places du classement des films québécois, après Mafia inc., également distribué par Les Films Séville.

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