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Des restaurateurs victimes de fausses commandes

La propriétaire du restaurant Pizzeria NO. 900 de Sherbrooke, Claudia Pelletier en train de prendre une commande téléphonique derrière un comptoir.

La propriétaire du restaurant Pizzeria NO. 900 de Sherbrooke, Claudia Pelletier.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les temps sont déjà très difficiles pour les restaurateurs, obligés de se tourner uniquement vers les commandes à emporter pour survivre. Si on ajoute à cela des commandes frauduleuses, la situation devient encore plus complexe. Des restaurateurs ayant été victimes de ces pratiques dénoncent la situation, particulièrement en pleine pandémie.

Plus tôt cette semaine, l’équipe du restaurant Pizzeria NO. 900 s’affaire à préparer une commande d’une centaine de dollars pour un de ses clients. Celui-ci ne se présentera finalement jamais pour la récupérer. Mauvaise blague ou manque de civilité ?

On a reçu un appel d’une cabine téléphonique pour préparer une commande, les quatre entrées les plus chères et les quatre pizzas les plus dispendieuses du menu , explique la propriétaire de la pizzeria, Claudia Pelletier.

Dans la même journée, elle reçoit une deuxième commande en provenance d’une autre cabine téléphonique. Même résultat, l’individu ne s’est jamais présenté.

Est-ce qu’on est visé? Est-ce que c’est une mauvaise blague, se questionne-t-elle. On est déjà fragilisé en ce moment. Nous travaillons tous forts en ces temps difficiles. […] Un coup comme ça, ça nous cause des pertes et de la frustration.

Gros plan d'un afficheur de téléphone sur lequel est inscrit que l'appel provient d'une cabine téléphonique.

Les appels reçus par les restaurateurs provenaient d'une cabine téléphonique.

Photo : Radio-Canada

Pas un cas unique

En publiant un appel à la vigilance sur Facebook, la restauratrice sherbrookoise constate qu’une autre collègue du milieu a vécu une expérience similaire.

La copropriétaire du Datoni Pronto, Annie Genesse, a reçu le même type d’appel, le même jour et, encore une fois, en provenance d’une cabine téléphonique.

Il a laissé son numéro de crédit avec son nom, mais sa carte a été refusée pour une facture d’une centaine de dollars, raconte-t-elle à son tour. On a quand même préparé la commande, mais pas au complet.

Deux individus se sont présentés au restaurant pour récupérer la nourriture.

On leur a dit qu’on aimerait que ce soit payé d’abord. Il a dit qu’il allait chercher la carte dans l’auto. Ils sont partis, se sont attachés et ne sont jamais revenus, relate Annie Genesse.

Bien qu’elle qualifie ce geste d’isolé, la restauratrice se désole de ce manque de considération. On a tellement de défis, on n’a pas besoin de fausses commandes, pas du tout, lance-t-elle.

Cette mauvaise expérience a forcé la Pizzeria NO. 900 à s’adapter afin d’éviter d’autres gestes semblables.

On va être plus vigilant. Toutes les factures de plus 50$, on va demander d’aller en ligne pour commander. On ne commencera pas la commande sans obtenir de paiement. On aime ça avoir le contact avec les gens par téléphone, mais on va quand même mettre en place un autre système pour que ça n’arrive plus.

Selon une étude menée par l’Association Restaurants Canada, plus de la moitié des restaurants sont à risque de fermer au cours des six prochains mois. Huit restaurants sur dix perdent de l’argent ou survivent à peine. De plus, 65 % d’entre eux fonctionnent à perte, tandis que 19 % ne font qu’atteindre le seuil de rentabilité.

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