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Les commerçants de la Côte-Nord s'adaptent comme ils le peuvent aux restrictions

Des façades de commerces vues du trottoir, en hiver, à la place LaSalle à Baie-Comeau.

Les commerces non essentiels doivent garder leurs portes fermées au public au moins jusqu'au 8 février prochain.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Radio-Canada

Devant l’interdiction aux commerces non essentiels d’accueillir des clients, plusieurs d'entre eux se tournent vers la collecte en magasin. Par contre, tous les commerçants ne peuvent pas s'en prévaloir.

Comme tous les autres commerces non essentiels du Québec, ceux de la Côte-Nord ne peuvent plus accueillir de clients en magasin en raison des mesures sanitaires imposées par Québec.

Donner la possibilité aux clients de récupérer des marchandises à la porte des magasins aide plusieurs commerces, mais la gestion demande beaucoup d'adaptation.

Pour Cynthia Lebel, propriétaire de la boutique de cosmétiques Cadelli, à Baie-Comeau, la récupération en magasin vient avec son lot de défis : s'assurer que les clients ne rentrent pas dans le magasin, gérer les appels téléphoniques et trouver des plages horaires différentes pour chaque client.

Les gens veulent rentrer, les gens qui sont moins à l'aise avec le commerce en ligne aussi, ils veulent pouvoir venir acheter en magasin, observe Cynthia Lebel.

Cynthia Lebel sourit à la caméra. Elle se trouve devant sa boutique.

Cynthia Lebel se réjouit de pouvoir offrir l'option de la récupération des achats à la porte de son magasin à ses clients.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Les commerçants doivent aussi déterminer lesquels de leurs produits sont considérés comme essentiels aux yeux du gouvernement provincial.

Moi, j'aurais le droit d'ouvrir pour juste vendre les savons, parce que c'est essentiel. Il y a d'autres trucs aussi : les déodorants, shampoings, ce serait essentiel. Par contre, je n'aurais pas le droit de vendre les bombes de bain, les crèmes et tout ça, énumère la commerçante.

À la Chambre de commerce et d'industrie de Manicouagan, on observe combien les entrepreneurs doivent jongler avec beaucoup de balles en même temps.

C'est beaucoup de logistique, beaucoup d'adaptation, pour ce que ça peut rapporter en une journée.

Myreille Lalancette, directrice générale de la Chambre de commerce et d'industrie de Manicouagan

Les entreprises le font, les commerçants le font, pour que les gens de la Manicouagan puissent acheter localement, soutient la directrice générale de la Chambre de commerce et d'industrie de Manicouagan, Myreille Lalancette.

Impossible sans pignon sur rue

Pour les boutiques situées dans des centres commerciaux et qui n’ont pas de porte donnant directement à l’extérieur du bâtiment, l'option de récupération des achats à l'extérieur du commerce n'est pas permise.

C’est le cas de la boutique Pot Pourri, au centre commercial les Galeries Baie-Comeau.

Frank Tremblay se tient debout derrière son comptoir-caisse. Il regarde la caméra et porte un masque.

Frank Tremblay, le propriétaire de la boutique Pot Pourri à Baie-Comeau, n'a pas l'autorisation de proposer la récupération des achats à ses clients, puisque son magasin se trouve dans un centre commercial.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

C'est un obstacle qu'on essaie de surmonter, qu'on ne peut pas surmonter, parce qu'on n’a pas le droit d'ouvrir la porte du centre d'achats, vu qu'on n’a pas une porte sur rue. On essaie de se réinventer en essayant de rester en vie. On devrait rester en vie, parce que la population est quand même collaboratrice, indique son propriétaire, Frank Tremblay, qui espère un assouplissement des mesures à la date prévue pour la Côte-Nord.

Je crois qu'on est en mesure de revenir en zone jaune à partir du 8 février, selon moi.

Myreille Lalancette, directrice générale de la Chambre de commerce et d'industrie de Manicouagan

La Chambre de commerce de Manicouagan espère aussi que les commerces non essentiels de la Côte-Nord pourront accueillir des clients dès le 9 février, même si le confinement est prolongé dans d'autres régions plus durement touchées par la COVID-19.

Avec les informations de Zoé Bellehumeur

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