•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'UQAT et la MRC de Témiscamingue s'unissent pour développer l'agriculture biologique

Des bettes à carde dans une culture bio-intensive.

À l’opposé de l’agriculture intensive et chimique, l'agriculture biologique propose un retour aux valeurs humaines et naturelles. (Archives)

Photo : Radio-Canada

L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et la MRC de Témiscamingue s’associent dans le cadre d’un projet visant à développer les grandes cultures biologiques dans la région.

D’une durée prévue de huit ans, le projet est divisé en deux phases. La première, échelonnée sur trois ans, se déroulera entièrement au Témiscamingue et permettra de dresser un état des lieux relativement à l’agriculture biologique dans la région et de réaliser l’ensemble des étapes préparatoires nécessaires au projet.

La deuxième phase, d’une durée de cinq ans, permettra quant à elle la réalisation de projets de recherche dans des fermes partenaires de l’ensemble de l’Abitibi-Témiscamingue.

L’objectif est de soutenir les entreprises désireuses d’entreprendre le virage biologique, en augmentant les connaissances sur les particularités des sols et du climat du territoire témiscabitibien.

Selon Claire Bolduc, préfète de la MRC de Témiscamingue, il est essentiel que la région puisse développer sa propre expertise en ce qui concerne le développement des grandes cultures biologiques.

Actuellement, il existe un lot de connaissances sur l’agriculture biologique, qui ont été développées un peu partout dans le monde, et ici au Québec aussi. Mais ces connaissances-là ne sont pas établies sur la base des sols de la région et en considérant les particularités climatiques de la région. Dans le contexte, on a tout intérêt à voir de quelle manière on peut optimiser les connaissances qui existent déjà en fonction des réalités qu’on rencontre chez nous et de quelle manière on peut accentuer les interventions gagnantes dans le domaine de l’agriculture biologique, souligne Mme Bolduc.

Pavillon de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) à Notre-Dame-du-Nord.

Pavillon de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) à Notre-Dame-du-Nord (archives)

Photo : Radio-Canada / Félix B. Desfossés

D'après Isabelle Ouellet, directrice du Centre de l’UQAT au Témiscamingue, ce projet aura des retombées positives non seulement pour le Témiscamingue, mais également pour la région et la province dans son ensemble. Selon elle, l’ensemble des agriculteurs de la région pourra bénéficier des connaissances acquises dans le cadre du projet.

C’est un projet d’une grande envergure. L’agriculture, c’est un secteur économique présent dans toutes les MRC de l’Abitibi-Témiscamingue. Et en même temps, les producteurs qui préfèrent garder la voie de l’agriculture plus conventionnelle, il y a des connaissances qu’on va être capable d’acquérir au fil des ans, qu’on va être capable de leur partager et qu’ils pourront utiliser dans leur production, déclare Mme Ouellet.

Au dire de Claire Bolduc, le développement de l’agriculture représente une occasion d'affaires importante, en cette période de grande popularité de l’achat local.

Les marchés sont là. Les marchés, ils augmentent de 10 à 30 % annuellement depuis 15 ans. La demande pour les produits biologiques, elle est là, sans qu’il y ait eu de publicité, sans qu’il y ait eu d'efforts particuliers. C’est une demande qui est constante. Ce n’est pas un défi, c’est une opportunité de marché. Tu n’as même pas besoin de développer le marché, il est là le marché, s'enthousiasme Mme Bolduc.

Contribution financière importante de la MRC de Témiscamingue

Afin de permettre le démarrage du projet, la MRC de Témiscamingue s’est engagée à contribuer à hauteur de 130 000 $ par année, en 2020, 2021 et 2022, pour un total de 390 000 $ sur 3 ans. Les sommes sont issues du Fonds régions ruralité ainsi que du Fonds de développement des territoires.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !