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En France, le couvre-feu généralisé dès 18 h

Un cycliste roulant à Nice, dans le sud de la France.

Le nombre de contaminations à la COVID-19 en France s'élève à environ 16 000 nouveaux cas quotidiens.

Photo : Reuters / Éric Gaillard

Agence France-Presse

Le gouvernement français a décidé d'étendre à l'ensemble de son territoire le couvre-feu à 18 h à partir de samedi et « pour au moins 15 jours » afin de faire face à l'épidémie de COVID-19, a annoncé jeudi le premier ministre, Jean Castex, qui a aussi évoqué un durcissement des contrôles aux frontières pour empêcher l'arrivée des variants du virus.

Sauf les exceptions liées aux missions de service public, tous les lieux, commerces ou services recevant du public seront fermés à 18 h, a précisé le chef du gouvernement au cours d'une conférence de presse.

Seuls 25 départements sur 101 étaient jusqu'alors astreints à un couvre-feu à 18 h.

Il apparaît selon les données disponibles à ce jour que cette mesure a une efficacité sanitaire : dans les 15 premiers départements où le couvre-feu a été mis en œuvre à 18 h dès le 2 janvier dernier, la hausse du nombre de nouveaux cas y est 2 voire 3 fois plus faible que dans les autres départements.

Jean Castex, premier ministre de la France

Pour le moment, la situation en France est maîtrisée par rapport à nos voisins, mais fragile, car le virus circule encore activement, a dit M. Castex, en soulignant que le nombre de contaminations reste sur un plateau élevé autour de 16 000 nouveaux cas quotidiens.

Une avenue déserte près de l'Arc de Triomphe à Paris pendant le couvre-feu nocturne imposé pour freiner la pandémie.

Une avenue déserte près de l'Arc de Triomphe à Paris pendant le couvre-feu nocturne imposé pour freiner la pandémie.

Photo : Reuters / Charles Platiau

Éviter la propagation des variants

Pour éviter une propagation des variants britannique et sud-africain et empêcher notamment que la souche britannique, qui ne représente pour le moment que 1 % à 1,5 % des contaminations, ne devienne une souche dominante en France, M. Castex a également annoncé des mesures complémentaires qui concernent notamment les frontières.

Nous allons durcir fortement les conditions d'entrée sur le territoire, a-t-il dit en annonçant que tout voyageur arrivant d'un pays extérieur à l'Union européenne devra faire un test PCR avant de partir et présenter un test négatif pour embarquer sur un avion ou bateau.

Et une fois arrivées en France, ces personnes devront s'engager à s'isoler pour 7 jours et à refaire un deuxième test PCR à l'issue de cette période.

Le premier ministre a annoncé également, face à une forte hausse des cas en Irlande et Danemark notamment, l'élaboration d'un cadre de coordination en vue du sommet européen du 21 janvier.

L'ombre d'un troisième confinement

M. Castex a prévenu qu'un troisième confinement serait appliqué sans délai en cas de dégradation épidémique forte, tout en soulignant que la situation actuelle n'exige pas une telle mesure.

L'exécutif a en revanche souhaité maintenir ouverts les établissements scolaires et c'est pour nous un objectif fondamental, a ajouté M. Castex.

Le premier ministre a en outre confirmé l'accélération de la campagne de vaccination française, en annonçant que celle-ci serait ouverte lundi aux personnes de tous âges présentant des pathologies à haut risque. Plus de 700 centres de vaccination seront en outre ouverts dans le pays à partir de lundi, a-t-il ajouté.

Selon le dernier bilan, plus de 247 000 personnes ont reçu leur première injection depuis le début de la campagne le 27 décembre.

Plus de 69 000 personnes sont mortes de la COVID-19 en France depuis le début de l'épidémie en mars.

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