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Comment les maisons funéraires s’adaptent-elles à la pandémie?

Un employé portant des gants étanches refermant un cercueil.

Les employés de la maison funéraire Speers doivent considérer chaque corps comme potentiellement contaminé par la COVID-19. Ainsi, de nouvelles procédures et des équipements de protection supplémentaires ont dû être prises. (archives)

Photo : Getty Images / Kenzo Tribouillard

Radio-Canada

Avec plus de 200 morts liées à la COVID-19 en Saskatchewan, de nombreuses familles ont dû faire le deuil d’un proche au cours des derniers mois. Or, là aussi, le coronavirus laisse sa trace.

Bien qu’il soit habitué à travailler avec des personnes en situation de deuil, le vice-président de la maison funéraire Speers Funeral and Cremation Services, Jeff Christiansen, admet que la COVID-19 complique tout.

Il explique qu’en décembre, le mois le plus meurtrier dans la province depuis le début de la pandémie, 40 % des funérailles ont été célébrées pour des personnes mortes de la COVID-19.

Les deux derniers mois ont été la période où nous avons vu le plus grand impact sur nos activités depuis le mois de mars.

Jeff Christiansen, le vice-président de la maison funéraire Speers Funeral and Cremation Services, à Regina.

Jeff Christiansen et son équipe tentent du mieux qu'ils peuvent de créer un environnement adéquat pour vivre son deuil, malgré les restrictions sanitaires. (archives)

Photo : CBC / Bonnie Allen

Une situation qui force les employés à traiter chaque corps comme s’il était contaminé. Ceux-ci ont donc dû changer leurs procédures de travail et porter des équipements de protection personnelle supplémentaires.

Jeff Christiansen ajoute qu’au début de la crise, de nombreuses personnes reportaient les funérailles dans l’espoir que la COVID-19 disparaisse rapidement. Or, après près d'un an à vivre en pandémie, les familles choisissent maintenant de tenir de plus petites funérailles dès que la personne trépasse.

Des funérailles à taille réduite, puisque les autorités de la santé limitent à 30 le nombre de personnes pouvant se rassembler dans ce type de cérémonie.

En raison de la nature même de ce genre d’événement, il est toutefois difficile de faire respecter les consignes sanitaires.

Nous remarquons qu’il est difficile pour les personnes de ne pas se rapprocher les unes des autres, raconte Jeff Christiansen. Plus le temps passe et plus la distance rétrécit au fil de la conversation.

Des affiches indiquent les mesures sanitaires à respecter lors des funérailles.

À leur arrivée, des affiches demandent aux invités de porter le masque, de se laver les mains et d'éviter de se serrer la main ou de s'enlacer. (archives)

Photo : CBC / Bonnie Allen

Pour tenter de limiter la transmission, les invités doivent remplir un formulaire de sécurité au sujet de la COVID-19 dès leur arrivée, puis ils sont immédiatement dirigés vers un siège afin d’assurer la distanciation physique.

Cela fait partie de la nature humaine, reconnaît Jeff Christiansen. Si je vois un ami qui a perdu un père ou une mère, je veux être avec lui, lui serrer la main ou le prendre dans mes bras. C’est très difficile de résister à cette impulsion.

L’équipe de la maison funéraire Speers tente malgré tout de créer un environnement sécuritaire et naturel pour les personnes endeuillées.

La hausse des décès des dernières semaines a récemment forcé la province à agir.

À la fin du mois de décembre, le Service des coroners de la Saskatchewan a fait l’acquisition de deux unités réfrigérées supplémentaires au cas où les morgues nécessiteraient davantage d’espace.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Avec les informations d'Emily Pasiuk

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