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École virtuelle : manque de soutien aux parents qui travaillent

Un enfant devant un écran d'ordinateur, dans un cours de mathématique à distance.

Plusieurs parents ont de la difficulté à jongler avec le travail et l'apprentissage en ligne de leurs enfants.

Photo : Getty Images / pinstock

Anne-Marie Trickey

Des parents du Sud de l'Ontario ont beaucoup de difficulté à jongler avec le travail et l’école en ligne de leurs enfants. Tous sont résignés et comprennent la décision du gouvernement. Ils sont cependant impatients de voir leurs enfants retourner sur les bancs d’école.

L’épuisement se sent dans la voix de Gemma Leggett. En plus d’être mère de deux enfants d’âge scolaire, la résidente de Newmarket travaille également comme agente immobilière.

Je me sens complètement surpassée. Il faut continuer de faire l’école à la maison, travailler, gérer les dîners et plus.

Gemma Leggett, mère de deux enfants

Comment je me sens? Je ne me sens pas bien, je me sens complètement dépassée, dit-elle en riant. Elle explique que la gestion de l’horaire de son fils en première année est ce qui lui cause le plus de difficultés dans son quotidien.

Il vient me voir toutes les cinq minutes pour me demander "Maman est-ce que je peux faire si, Maman est-ce que je peux faire ça, Maman il faut changer de classe, Maman c’est la pause, maintenant c’est la collation, maintenant je veux aller aux toilettes". Je suis derrière lui presque tout le temps. Je ne suis pas capable de travailler, lance-t-elle.

Questionnée sur les actions que le gouvernement pourrait prendre pour aider les parents, elle évoque deux solutions potentielles : Une nounou pour aider mes enfants à temps plein ou la réouverture des écoles!

La situation se ressemble pour Marissa Labbé à Windsor. C’est difficile d’être là pour faire mon travail et aussi soutenir mes enfants dans leur apprentissage virtuel, expose cette mère de quatre enfants. Selon Mme Labbé, c’est une chance qu’elle travaille en télétravail à temps partiel, puisque cela lui permet plus de flexibilité pour venir en aide à ses enfants.

Je ne suis pas surprise que l’on continue de façon virtuelle, mais ce n’est vraiment pas facile, puisque je travaille aussi de la maison.

Marissa Labbé, mère de quatre enfants

Elle est aussi reconnaissante que son plus jeune enfant, qui n’est pas d’âge scolaire, puisse toujours aller à la garderie. C’est plus facile comparé au printemps dernier quand on n’avait pas de service de garde pour mon plus jeune, dit-elle.

Pour le reste, Marissa Labbé ne sait pas comment le gouvernement pourrait lui venir en aide pendant ces moments difficiles : Je ne sais pas si je peux trouver une solution à cette situation. On aimerait vraiment que les enfants retournent à l’école en présentiel, indique-t-elle.

Selon Kelly Iggers, une enseignante à l’élémentaire et mère d’un enfant de 4 ans, travailler et gérer l’école virtuelle est un énorme défi pour elle et plusieurs Ontariens. C’est presque impossible à faire, s’occuper de l’école en ligne et du travail, constate-t-elle.

Elle croit cependant que la fermeture des écoles semble être la meilleure solution présentement. Ce qui la met en colère, c’est qu’on se trouve dans cette situation-là puisque le gouvernement a failli à sa tâche de mettre en place des mesures nécessaires pour éviter qu’on se rende à ce point.

Le gouvernement priorise la sécurité des élèves

Selon le ministère de l’Éducation, la priorité du gouvernement est la sécurité des élèves en Ontario. La porte-parole Caitlin Clarke affirme que c’est pour cette raison que l’école en ligne est prolongée dans certaines régions.

Nous sommes conscients des difficultés que cette pandémie impose aux familles. Nous nous engageons à les aider avec un soutien financier et une aide en matière d'hydroélectricité.

Caitlin Clarke, porte-parole du ministre de l'Éducation

Nous savons que les parents veulent que leurs enfants retournent en classe et nous sommes d’accord. Pour ce faire, nous voulons améliorer les mesures sanitaires ainsi que la procédure de dépistage pour assurer que les élèves puissent retourner en classe en toute sécurité, dit-elle.

Les écoles de Toronto et de Hamilton ainsi que celles des régions de Peel, York et Windsor-Essex resteront fermées au moins jusqu’au 10 février.

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