•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le plus fort déficit démographique à Montréal depuis 20 ans

Le taux d’accroissement de la population montréalaise s’établit à seulement 2 pour 1000, un des plus faibles de toutes les régions, en comparaison à 18 pour 1000 en 2018-2019, un des plus élevés cette année-là.

Des gens marchent sur un trottoir de la ville.

Toutes les régions du Québec ont connu des changements démographiques importants entre le 1er juillet 2019 et le 1er juillet 2020. La croissance démographique a notamment ralenti de façon importante à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

La pandémie a eu un impact notable sur la croissance démographique de la métropole, selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). Entre juillet 2019 et juillet 2020, Montréal a vu sa population augmenter d’environ 5000 habitants, contre plus de 37 000 habitants l’année précédente.

L'ISQ a publié jeudi le portrait démographique des régions du Québec (Nouvelle fenêtre), qui laisse voir une tendance : la croissance de la population a ralenti de façon notable dans les grands centres urbains. Et c’est à Montréal que le bilan démographique de 2019-2020 contraste le plus avec celui des années précédentes.

Plusieurs facteurs expliquent ces changements qui peuvent être en partie attribués à la pandémie de COVID-19.

L’ISQ a notamment constaté une diminution du nombre d’immigrants et de résidents non permanents depuis la fermeture des frontières internationales en mars 2020, mais aussi des flux migratoires importants de résidents montréalais vers d’autres régions du Québec.

Montréal perd près de 35 900 résidents

Dans ses échanges migratoires avec les autres régions administratives du Québec, Montréal a connu des pertes de 35 900 personnes en 2019-2020. Il s’agit de son plus lourd déficit depuis que les données sont disponibles, en 2001.

Les grands centres, en général, et la métropole, en particulier, ont également accueilli moins de résidents en provenance d’autres régions du Québec à cette même période.

La croissance de la population a aussi ralenti dans les régions de la Capitale-Nationale, de l’Outaouais, de Laval et de la Montérégie, quoique de manière beaucoup moins prononcée.

Dans le cas de Montréal et de Laval, l’augmentation des décès lors de la première vague de COVID-19 est également à considérer, selon l’ISQ.

À l’inverse, plusieurs régions adjacentes à Montréal et d’autres plus éloignées ont vu leurs gains migratoires s’accroître de façon notable au cours de la dernière année. C’est notamment le cas des Laurentides, de Lanaudière, de l’Estrie, de la Mauricie, de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et du Bas-Saint-Laurent.

Ces régions ont attiré davantage de résidents provenant d’ailleurs au Québec et leur population a été plus encline à demeurer sur place, précise l’Institut, en mentionnant qu’elles ont aussi été moins touchées par la baisse des migrations internationales et par la hausse des décès que les grands centres.

Un regain d’intérêt pour les régions éloignées

Par ailleurs, l’ISQ a rapporté un bilan démographique à la hausse dans des régions éloignées des grands centres, habituées à des taux d’accroissement parfois négatifs au cours des dernières années, telles que les régions du Bas-Saint-Laurent, du Saguenay–Lac-Saint-Jean, de l’Abitibi-Témiscamingue et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

Ces dernières ont toutes vu leur population augmenter légèrement en 2019-2020 et moins d’individus ont quitté ces régions pour s’établir ailleurs au Québec.

La Côte-Nord demeure toutefois la seule région où le nombre d’habitants a diminué, mais la décroissance a toutefois ralenti.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !