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La représentante des aînés enquête sur des centres de soins de longue durée en C.-B.

L’enquête évaluera notamment la rapidité avec laquelle les résidences ont déclaré les éclosions de COVID-19.

Le centre de soins longue durée Little Mountain Place, à Vancouver.

Le centre de soins longue durée Little Mountain Place, à Vancouver, a été le théâtre d'une éclosion de COVID-19 mortelle.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La représentante des aînés de la Colombie-Britannique, Isobel Mackenzie, se penche sur ce qui a mal tourné dans les centres de soins de longue durée de la province, qui ont été le théâtre de près de deux tiers des morts depuis le début de la pandémie.

Elle mènera une enquête sur tous les centres de soins de longue durée, en particulier les résidences qui ont été durement touchées et dont le bilan a été funeste­, notamment dans les établissements Little Mountain Place, Tabor Village, Lynn Valley Care et Langley Lodge.

L’enquête évaluera la rapidité avec laquelle les résidences ont déclaré les éclosions, les stratégies de dépistage, l’utilisation d’équipement de protection individuelle et l’efficacité du traçage de contacts.

C’est important de comprendre pourquoi les éclosions à Little Mountain Place et dans d'autres centres de soins se sont répandues aussi rapidement, surtout quand d’autres résidences ont été en mesure de limiter la propagation du virus à un seul résident ou un membre du personnel, explique Isobel Mackenzie.

Au centre de soins Little Mountain Place, situé à Vancouver, 41 résidents sont morts des suites de la COVID-19. Des 114 résidents, 99 ont été infectés par le virus, et 71 employés ont reçu un résultat positif au test de dépistage du SRAS-CoV-2.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

De multiples introductions du virus

Little Mountain Place a tenu des rencontres régulières avec les familles des résidents depuis qu'une éclosion y a été déclarée, le 22 novembre dernier.

Lors de la dernière rencontre virtuelle, le 12 janvier, la régie de santé Vancouver Coastal (VCH) a affirmé qu’elle mènerait sa propre enquête afin d’examiner les facteurs ayant contribué à l'éclosion mortelle dans ce centre.

Dans l'appel vidéo, enregistré par une famille et remis à CBC News, Michael Schwandt, médecin hygiéniste de VCH, dit que de multiples introductions du virus dans l’établissement pourraient expliquer les éclosions.

Ce n'est pas un seul travailleur infecté qui introduit le virus dans un centre. Parfois, ce sont des introductions successives et répétées de la COVID-19. Dans ces cas, nous avons de multiples chaînes de transmission. Des endroits de la résidence peuvent soudainement être touchés [par le virus], soutient-il.

La question du manque de personnel a aussi été soulevée lors de la rencontre enregistrée. Dans toutes les éclosions que nous avons eues, et il y en a eu 50 dans la région, les centres de soins fonctionnent près des limites de capacité de personnel, même dans les meilleures périodes, indique le Dr Schwandt.

Une éclosion peut nuire au personnel, puisque les travailleurs atteints de la COVID-19 doivent se mettre en quarantaine à la maison, ce qui réduit la capacité de la résidence à mettre en oeuvre des mesures de prévention et de contrôle des maladies.

Malgré le soutien de personnel supplémentaire, la direction du centre Little Mountain Place affirme qu'elle atteindra son nombre d'employés régulier d’ici la fin du mois.

Avec les informations de Tina Lovgreen et Eva Uguen-Csenge

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