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Une Shawiniganaise met la population en garde contre une habile fraude

L'affiche de la caisse Centre-de-la-Mauricie en hiver.

Sur son afficheur, Kalinka Bassaraba a reconnu le numéro de téléphone de sa caisse, à Shawinigan, lorsqu'elle a reçu l'appel d'un fraudeur.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

En répondant à un appel provenant du numéro de téléphone de sa caisse, une résidente de Shawinigan était loin de se douter qu’elle allait être victime d’une fraude. Sa vigilance a empêché les fraudeurs de vider ses comptes, mais il s'en est fallu de peu pour qu’elle tombe dans le piège.

Lundi soir, j’ai reçu un appel à la maison, sur l’heure du souper, et le numéro qui était inscrit sur l’afficheur était le numéro de la caisse locale de Shawinigan-Sud , a raconté Kalinka Bassaraba, en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Je connaissais le numéro de Desjardins, donc je n’avais aucun soupçon, poursuit-elle.

La personne au téléphone lui a alors expliqué qu’il y avait eu plusieurs tentatives de connexion à son compte Accès D dans la journée, qu’elle avait donc peut-être été fraudée et que son compte avait donc été verrouillé par mesure de sécurité.

Elle reçoit au même moment un message texte. Celui qui prétend travailler pour Desjardins lui demande de valider le code confirmation. On lui promet alors de lui envoyer, par la poste, un mot de passe temporaire afin qu'elle puisse réinitialiser son compte.

Le porte-parole de Desjardins Jean-Benoit Turcotti affirme qu’effectivement, une façon d'identifier [les membres], c'est d'envoyer un texto afin d'obtenir un code de confirmation, mais seulement lorsque ce sont nos membres qui nous appellent, précise-t-il.

Quand c'est Desjardins qui initie l'appel, on n'a pas besoin de les identifier, car c’est nous qui les contactons avec les coordonnées que nous avons au dossier, ajoute-t-il pour aider le public à distinguer les fraudeurs des véritables employés de la caisse.

Kalinka Bassaraba affirme que la personne au téléphone était crédible. On ne m'a aucunement demandé : "quel est votre NAS" ou une question clé qui attirent notre attention. L'appel a duré une dizaine de minutes.

Kalinka Bassaraba dans une rue en entrevue, l'hiver.

C'est sur l'heure du souper, alors que la maman en avait plein les bras, qu'elle a reçu l'appel d'un fraudeur.

Photo : Radio-Canada

Une fraude déjouée

La Shawiniganaise a eu la présence d’esprit de demander le nom et numéro d’identification de la personne lors de l'appel.

Au cours de la soirée, après avoir mis son enfant au lit, elle a appelé le 1-800-CAISSES pour se faire confirmer l’identité de l’employé et c’est ainsi qu’elle a appris qu’elle avait eu affaire à des fraudeurs.

C’est sûr que ça m’a énormément choqué, dit-elle.

Ça n’a aucun bon sens de passer par des stratagèmes comme ça, de voir le numéro de Desjardins [son afficheur], déplore la résidente de Shawinigan.

Le ou les fraudeurs ont tenté de sortir beaucoup d'argent. Ils prévoyaient manifestement faire le maximum de virements permis par jour. Ils ont finalement réussi à faire un seul virement Interac de 500 $, mais Kalinka Bassaraba a pu récupérer ses fonds, grâce au remboursement prévu en cas de fraude.

Francis Trudel devant une affiche de la Sûreté du Québec, dehors, l'hiver.

Le porte-parole de la Sûreté du Québec, Francis Trudel

Photo : Radio-Canada

La Sûreté du Québec (SQ) constate que les fraudeurs sont de plus en plus ingénieux.

Ce n'est pas parce que le numéro est affiché que c'est nécessairement le [numéro avec lequel la personne appelle réellement], indique le porte-parole de la SQ, Francis Trudel. Il y a des logiciels qui permettent aux gens de changer ce numéro-là.

Avec des informations de Jonathan Roberge

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